Août n’est pas un mois “interdit” au jardin, mais il n’aime pas l’improvisation. Les semis peuvent lever difficilement si le sol sèche trop vite, et les plantations souffrent si on les installe en plein cagnard sans précaution. La bonne approche, c’est de choisir des cultures cohérentes avec votre climat… et de mettre toutes les chances de votre côté (ombre légère, arrosage efficace, sol gardé frais).
Je vous montre ici quoi semer en août (en pépinière ou en place), quoi planter en août au potager, et quels travaux faire pour que tout tienne le coup jusqu’à l’automne. Vous trouverez aussi un point sur les récoltes du moment, histoire de profiter de l’abondance pendant qu’elle est là.
Ensuite, je passe au verger (récoltes, fruits à surveiller, branches à soulager) puis au jardin d’ornement (tailles, plantations, préparatifs pour les floraisons à venir). Bref : un mois exigeant, mais très rentable quand on le prend dans le bon sens.
Potager en août : que semer, que planter et quels travaux faire
Travaux d’entretien au potager en août
Août, c’est un peu le mois où le potager donne beaucoup… mais où il peut aussi demander qu’on le ménage.
La plupart des cultures sont déjà en place, donc l’objectif n’est pas de “tout refaire”, mais de garder le système stable : un sol qui reste vivant, des plants qui souffrent le moins possible de la chaleur, et des récoltes qui continuent à arriver régulièrement.
Concrètement, les travaux au potager en août sont surtout des gestes d’entretien. Rien de spectaculaire, mais c’est ce qui fait la différence entre un potager qui tient jusqu’à l’automne et un potager qui s’épuise en cours de route.
Astuce : en août, la priorité n’est pas “plus d’eau”, c’est “moins d’évaporation”Si vous pouvez, arrosez plutôt le matin tôt ou le soir, puis gardez le sol frais (paillage, ombre légère temporaire sur les jeunes plants). Un arrosage plus copieux mais moins fréquent aide souvent davantage qu’un petit arrosage quotidien qui ne mouille que la surface.
- Binez et sarclez dès que le sol le permet, pour limiter la concurrence des herbes indésirables et casser la croûte de surface après arrosage ou pluie
- Buttez les haricots et les poireaux si besoin, notamment pour stabiliser les plants et favoriser une bonne tenue
- Éclaircissez encore les semis de carottes (et autres semis serrés) : en août, trop de densité fait souvent plus de dégâts que le manque de plants
- Taillez les tomates, concombres, aubergines et poivrons si vous le souhaitez : ces tailles restent facultatives, et pour les tomates, voyez ici pourquoi je ne taille plus les plants de tomates
- Récoltez régulièrement les légumes mûrs et retirez ce qui s’abîme : c’est un “petit” geste qui limite souvent les maladies et relance la production sur certaines cultures
- Surveillez les signes de stress (feuilles qui pendent en journée, fruits qui marquent, jeunes plants qui “cuisent”) et adaptez en priorité l’arrosage et la protection du sol
- Si votre terre est trop argileuse, c’est le moment de commencer à l’améliorer (voyez ici) : en fin d’été, tout ce qui aide le sol à mieux gérer l’eau sera un investissement très rentable
À garder en têteEn août, on gagne du temps en se posant deux questions simples avant d’intervenir : “Est-ce que ça aide le sol à rester frais ?” et “Est-ce que ça aide la culture à continuer sans s’épuiser ?”. Si la réponse est oui, c’est généralement un bon geste de saison.
Une fois ces bases posées, on peut passer à ce qui vous intéresse le plus : les semis (en pépinière ou directement en place) et les plantations encore possibles en août, en choisissant ce qui correspond vraiment à votre climat et à votre arrosage.
Semis en pépinière en août : quoi semer ?
En août, le vrai enjeu des semis, ce n’est pas “quoi semer”, c’est souvent comment obtenir une levée régulière malgré la chaleur. La pépinière est justement idéale pour ça : vous gardez la main sur l’humidité, l’ombre légère et la surveillance des jeunes plantules.
Astuce : maximiser la levée des semis d’aoûtSemez de préférence tôt le matin ou en fin de journée. Installez la pépinière en lumière vive, mais évitez le plein soleil brûlant de l’après-midi (un voile léger ou une zone mi-ombragée suffit souvent). Maintenez le substrat humide en surface les premiers jours, sans détremper.
Au mois d’août, vous pouvez semer en pépinière (en extérieur s’il fait chaud) :
- des choux de printemps (en régions douces, pour des récoltes au printemps suivant)
- choux-fleurs et brocolis (en régions douces, pour des récoltes au printemps suivant)
- des épinards
- de la mâche
- des oignons blancs (plutôt dans la 2ème quinzaine d’août)
- du persil
Semis en place en août : quoi semer directement ?
En août, vous pouvez semer directement en place. Mais soyons honnêtes : en plein été, la réussite se joue surtout sur la gestion de l’humidité les premiers jours. Si le sol sèche entre deux arrosages, la levée devient vite irrégulière (ou carrément inexistante).
Astuce : réussir un semis direct malgré la chaleurArrosez bien le sol avant de semer, semez plutôt le matin tôt ou le soir, puis maintenez la surface fraîche jusqu’à la levée (arrosage fin, ombre légère temporaire, ou paillage très léger après la levée). Un sillon légèrement marqué aide aussi à garder un peu plus d’humidité.
En pratique, ces semis directs sont particulièrement adaptés si votre arrière-saison est plutôt douce, ou si vous pouvez arroser correctement (au moins le temps de la levée) :

- chicorées
- choux chinois
- choux-fleurs et brocolis (en régions douces, pour des récoltes au printemps suivant)
- choux pommés (en régions douces, pour des récoltes au printemps suivant)
- concombres (si l’arrière-saison est en général douce par chez vous)
- courgettes (arrière-saison douce)
- épinards d’hiver
- haricots (arrière-saison douce)
- laitues d’automne
- mâche
- navet
- radis
- radis noirs
- engrais verts (avoine, colza, phacélie, sarrasin, vesce)
- coriandre
Plantations au potager en août : quoi mettre en place ?
Au potager, vous pouvez planter en août, à condition de soigner la reprise. En plein été, ce n’est pas la plantation en elle-même qui est compliquée, c’est ce qui se passe juste après : chaleur, vent sec et sol parfois dur comme du béton. Avec deux ou trois réflexes simples, on évite pourtant la plupart des échecs.
Astuce : favoriser la reprise après une plantation d’aoûtPlantez plutôt en fin de journée ou par temps couvert. Trempez bien la motte avant plantation, arrosez copieusement juste après, puis maintenez le sol frais les premiers jours. Si le soleil cogne fort, une ombre légère temporaire (cagette retournée, voile, feuillage) peut sauver un jeune plant.
Au potager, vous pouvez planter en août :

- des chicorées frisées et scarole
- des choux-fleurs et brocolis
- des choux pommés et des choux chinois
- des concombres
- des courgettes
- du fenouil
- des laitues
- des fraisiers
- des poireaux d’hiver
Attention : plantations et climatLes plantations de fin d’été sont nettement plus faciles si votre arrière-saison est douce (mais avec la possibilité d’arroser correctement au départ). En climat plus frais, privilégiez les cultures les plus sûres (salades, chicorées, poireaux déjà bien robustes) et évitez de planter des espèces trop exigeantes en chaleur.
Récoltes au potager en août
En août, les récoltes battent leur plein. C’est évidemment le moment de profiter, mais c’est aussi un geste d’entretien à part entière : récolter au bon rythme limite les pertes (fruits trop mûrs, légumes qui montent, foyers de pourriture) et stimule souvent la production sur les cultures qui donnent en continu.
Au mois d’août, dans mon potager naturel, les récoltes sont souvent très abondantes :

- ail
- aubergines
- blettes
- betteraves rouges
- carottes
- céleri-branche
- chicorées frisées
- choux-fleurs
- concombres
- courgettes
- haricots
- laitues
- melons
- oignons
- panais
- poireau d’été
- poivrons et piments
- pommes de terre
- tomates
Petit rappel utileSur les légumes-fruits (tomates, concombres, courgettes, aubergines, poivrons), récolter régulièrement limite les fruits abîmés et encourage la plante à continuer à produire. Et sur les salades, mieux vaut récolter tôt que de les laisser durcir ou monter en graines.
Vos récoltes ne vous donnent pas satisfaction cette année ? Lisez Mon Potager au Naturel… ce sera mieux l’an prochain !
Verger en août : récoltes et travaux de saison
Au verger, août se joue sur deux tableaux : profiter des récoltes (quand elles arrivent vite, il ne faut pas les laisser passer) et garder les arbres en bonne forme malgré la chaleur. Ce mois-ci, les gestes les plus utiles sont souvent les plus simples : récolter au bon moment, ramasser ce qui tombe, alléger ce qui casse, et aider les jeunes arbres à ne pas souffrir.
Récolter au bon moment et surveiller les fruits
Récoltez les petits fruits ( groseilliers, cassis, framboisiers ), ainsi que les prunes ou les pêches selon les variétés et votre climat. Sur beaucoup d’espèces, la qualité se joue sur quelques jours : un fruit cueilli trop tôt manque de goût, et trop tard il attire vite les insectes et s’abîme plus facilement.
Pensez aussi à retirer et à évacuer les fruits abîmés, piqués ou pourrissants, sur l’arbre comme au sol. Ce petit “ménage” limite souvent les problèmes qui s’installent et qui reviennent ensuite d’une année sur l’autre.
Astuce : un verger plus sain en 2 minutes par semaineFaites un tour rapide une à deux fois par semaine : vous ramassez les fruits tombés, vous enlevez ceux qui s’abîment, et vous repérez vite une branche trop chargée ou un arbre qui manque d’eau. En août, cette régularité vaut largement mieux qu’une grosse intervention tardive.
Alléger, soutenir et entretenir les arbres

Supprimez les fruits en excès sur pommiers et poiriers quand les bouquets sont trop serrés. L’objectif est double : éviter que les fruits se touchent (ça favorise les pourritures et les marques) et réduire le risque de casse sur les branches très chargées. Si vous n’avez pas éclairci plus tôt, restez simple : vous retirez surtout les fruits abîmés, ceux qui sont déformés, et ceux qui sont en surnombre dans les zones très denses.
Ramassez les fruits malades tombés au sol et évacuez-les plutôt que de les laisser au pied des arbres. En août, avec la chaleur, un fruit qui se décompose devient vite un petit “foyer” à insectes et à maladies.
Afin d’éviter qu’elles ne cassent, étayez les branches trop alourdies par des fruits. Un tuteur, une fourche, ou une cale bien placée suffit souvent. Le but n’est pas de forcer la branche à remonter, mais de la soutenir pour qu’elle ne travaille pas sur son point de faiblesse.
Sécurité : ne jouez pas les équilibristes pour une poignée de fruitsEn août, on intervient parfois vite “juste pour soutenir une branche”. Faites-le sans prise de risque : échelle bien stable, pas d’outil lourd à bout de bras, et si c’est haut, mieux vaut sécuriser en bas (étayage depuis le sol) que vouloir atteindre absolument le sommet.
Si vous avez de jeunes arbres fruitiers (plantés récemment), c’est aussi un mois où un arrosage ponctuel mais sérieux peut être décisif. Un jeune sujet qui manque d’eau en plein été prend du retard, et ce retard se paye ensuite longtemps.
Petits fruits : multiplier si vous le souhaitez
Si vous cultivez des fraisiers, vous pouvez aussi les multiplier facilement en août : marcottez les fraisiers en plaçant un jeune stolon dans un petit godet rempli de terreau, en gardant humide jusqu’à l’enracinement. Quand les racines sont bien formées, vous sectionnez le lien avec le pied-mère et vous obtenez un plant prêt à être installé.
Un repère simpleAu verger, août est souvent le mois où l’on “évite les ennuis” : on récolte à temps, on retire ce qui s’abîme, et on soutient ce qui casse. Ce sont des gestes discrets, mais ils rendent le verger beaucoup plus facile à gérer ensuite.
Jardin d’ornement en août : entretien, plantations et préparatifs
Au jardin d’ornement, août est un mois très agréable… à condition de rester raisonnable. On prolonge les floraisons, on “range” un peu ce qui a débordé, et on prépare déjà les couleurs des prochains mois. Là aussi, la logique est simple : aider les plantes à traverser la chaleur sans les épuiser.
Tailler et prolonger les floraisons
Taillez la lavande, les rosiers et la glycine. En été, privilégiez des tailles plutôt légères : on cherche surtout à garder une silhouette propre et à éviter que la plante s’épuise inutilement, pas à la “refaire” entièrement.
Pour favoriser de nouvelles floraisons, supprimez les fleurs fanées des cosmos, des géraniums, des fuchsias, des lobéliades, des lupins, des pétunias… C’est un geste simple, mais très efficace : la plante arrête de mettre son énergie dans les graines et relance plus volontiers de nouveaux boutons.
Astuce : un geste rapide qui change toutSur les plantes très fleuries, passez 5 minutes tous les deux ou trois jours plutôt qu’une grosse séance une fois par semaine. En août, la régularité évite que les fleurs fanées s’accumulent et que la plante “décroche”.
Planter pour l’automne et l’hiver
Plantez des chrysanthèmes, des bruyères d’hiver ou encore des asters pour de belles floraisons en hiver. Comme au potager, la réussite des plantations d’août dépend surtout de la reprise : installez plutôt en fin de journée et arrosez sérieusement après plantation.
Attention : plantations en période de forte chaleurSi vous plantez en plein mois d’août, évitez les heures les plus chaudes et gardez le sol frais les premiers jours. En cas de canicule, mieux vaut parfois attendre quelques jours ou profiter d’un épisode plus doux : vous gagnerez du temps… et vous sauverez des plantes.
Préparer l’an prochain : semis, boutures et marcottes
Août est aussi un bon mois pour anticiper. Les semis et les multiplications prennent bien si vous pouvez offrir un peu de douceur aux jeunes plants : lumière vive, mais pas de soleil brûlant, et une humidité régulière.
Préparez l’an prochain :
- Semez directement en place des roses trémières.
- Semez en pépinière (en terrine ou en plaques alvéolées) : giroflées, mufliers, myosotis, pâquerettes, pensées.
- Plantez des bulbes de printemps (cyclamen et scille par exemple).
- Bouturez le fuchsia, l’hortensia, le lin vivace, la lavande, le lis, le muflier, le buddléia, les éléagnus, le lilas, les rosiers, les spirées, le chèvrefeuille, la clématite, l’hortensia grimpant, les passiflores, etc.
- Marcottez le rhododendron et les grimpantes (bignone, clématites, glycine…).
Pour les boutures et marcottesLe point clé, c’est d’éviter le dessèchement. Placez vos boutures à l’ombre légère, gardez le substrat humide sans excès, et protégez-les du vent chaud. Une reprise lente mais régulière vaut mieux qu’un “coup de chaud” qui fait tout échouer.
Conclusion : en août, semer et planter… mais surtout réussir
En août, on peut encore semer et planter, mais le vrai secret, c’est d’adapter ses choix et sa méthode aux conditions du moment : chaleur, sol sec, arrière-saison plus ou moins douce selon les régions. Avec un peu d’anticipation (arrosage au bon moment, sol gardé frais, gestes réguliers), vous pouvez préparer de très belles récoltes d’automne… et aborder la fin de saison avec un jardin qui reste en forme.
Et si vous voulez aller plus loin avec une approche simple, durable et efficace, je détaille ma façon de faire dans Mon Potager au Naturel.
De votre côté, qu’est-ce qui marche le mieux chez vous en août : les semis en place, la pépinière, ou les plantations ? Dites-moi en commentaire votre climat et vos habitudes, je lis tout et ça aide aussi les autres jardiniers à s’y retrouver.
FAQ
Je veux semer en août, mais ça ne lève pas : qu’est-ce qui bloque le plus souvent ?
Le blocage numéro un, c’est la surface du sol qui sèche entre deux arrosages. En août, la graine peut germer puis s’arrêter net si la croûte de surface devient sèche ou dure. Vérifiez aussi la profondeur de semis (souvent trop profond), un tassement insuffisant (mauvais contact graine/terre) et, plus simplement, la chaleur excessive en plein soleil.
Faut-il arroser souvent ou arroser beaucoup pour réussir les semis d’été ?
Pour la levée, on cherche surtout une humidité régulière en surface les premiers jours, sans détremper. Ensuite, il vaut généralement mieux arroser plus copieusement et moins souvent, pour humidifier en profondeur. Le pire scénario, c’est un petit arrosage superficiel quotidien qui entretient une croûte sèche juste en dessous.
Puis-je semer ou planter en période de canicule ?
C’est possible, mais ce n’est pas l’idéal. Si vous le faites, semez tôt le matin ou en fin de journée, évitez le plein soleil aux heures chaudes, et sécurisez l’humidité (arrosage fin mais régulier au départ). Pour les plantations, choisissez plutôt une fin de journée, arrosez abondamment après mise en place et prévoyez une protection temporaire du soleil si nécessaire.
Début août ou fin août : y a-t-il une grosse différence ?
Oui, souvent. Début août peut être très chaud et plus risqué pour la levée si vous ne pouvez pas suivre l’arrosage. Fin août offre parfois des nuits un peu plus fraîches, ce qui aide beaucoup. Si vous hésitez, privilégiez le créneau où vous pouvez assurer l’humidité régulière pendant la levée ou la reprise.
Je suis en climat frais ou en altitude : comment adapter les semis et plantations d’août ?
Dans ce cas, choisissez des cultures qui ont réellement le temps d’arriver à maturité et évitez celles qui demandent une longue arrière-saison chaude. Les semis réussissent souvent mieux en situation bien exposée, tandis que les plantations apprécient un emplacement abrité du vent froid et un sol qui garde la chaleur. Le bon réflexe est de viser des cultures robustes et “rapides”.
Dois-je pailler juste après un semis direct en août ?
On peut, mais avec prudence. Un paillage trop épais peut gêner la levée et refroidir la surface. Si vous paillez, faites-le très léger, ou attendez la levée pour pailler plus franchement. L’objectif est de limiter l’évaporation sans étouffer les jeunes plantules.
Mes fruits tombent au verger en août : c’est normal ?
Une partie des chutes peut être normale (maturité, surcharge, petits fruits mal fécondés). En revanche, une chute importante peut signaler un stress hydrique, une surcharge de l’arbre ou des fruits abîmés (piqûres, pourritures). Le bon réflexe est de ramasser rapidement les fruits tombés, d’observer l’état des fruits restés sur l’arbre et de soulager une branche trop chargée si besoin.
Mes boutures sèchent vite en août : comment éviter l’échec ?
Le point clé, c’est de limiter le dessèchement. Placez les boutures en lumière vive mais sans soleil brûlant, gardez le substrat humide sans excès, et protégez-les du vent chaud. Une atmosphère un peu plus humide (cloche, mini-serre aérée) peut aider, à condition d’éviter la surchauffe.
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Bonjour Gilles, Votre blog est très bien documenté. J’ai testé cette année le compagnonnage pour les aubergines entre 2 rangs de haricots. C’est une réussite pour les aubergines greffées mais pas pour les aubergines ordinaires, on dirait qu’elles végètent malgré l’apport de pur jus de consoude. Je souhaiterais savoir quoi faire des fruits pourris ou abimés ( je les mets dans une poubelle pour l’instant)puisqu’il n’est pas souhaitable de le mettre au compost… Encore merci pour vos infos, c’est un travail remarquable.
Bonjour Marc,
Je mets sans problème les fruits pourris au compost… pourvu qu’il chauffe.
Bravo pour votre article courageux sur le compostage humain. Il a amusé (mais oui !) mon mari qui m’a toujours dit que c’est pour lui la meilleure façon d’en finir et il espère vivre suffisamment longtemps pour que ce soit légalisé en France. Mais ma réaction personnelle est le dégoût. Je suis médecin et j’ai été confrontée à la mort pendant mes études, mes stages et ma pratique, je sais ce qu’est un cadavre à différents stade de décomposition et je ne veux pas faire subir à mon entourage proche la “gestion” du mien. J’ai indiqué dans mes dernières volontés que je souhaite être incinérée dans un cercueil et avec le capiton les moins polluants et les moins coûteux possible. Donc idéalement un cercueil en carton (et que faire d’un capiton ? j’aurai cessé d’être douillette) qui “présente des atouts vertueux pour la planète et le portefeuille” comme l’indique un site funéraire.
Tous vos articles sont très intéressants et celui-ci est inattendu et percutant !
Merci pour cet article sur les plants de tomates. Très intéressant. Je vais essayer.
bonjour. je reviens sur le commentaire de la semaine passée, à savoir le compostage humain. Le terme m’a surprise même si au final il est non seulement très approprié mais répond à certains de mes questionnements. Je cultive en lasagnes (perma culture) et je m’imagine sur l’un d’eux en train de retourner à la terre ! bien évidemment c’est une image qui laisse perplexe car decomposer un corps n’est une chose ni aisée ni très ragoûtante. J’ignorais que la pratique était en cours dans certains coins du monde. Merci pour votre ouverture d’esprit.
Bonjour Gilles
Merci pour ces rappels mensuels. Cela évite d’oublier un semis ou une plantation.
Juste une petite requête : j’ai une serre tunnel de 30 m2 dont 15 m2 vraiment utisables en plantation une fois retirés les circulations, outils, zone de semis et stockages divers (oui, je sais, je n’ai pas à me plaindre).
En PJ une petite partie avec du repiquage et des pommes de terre en attente d’extraction.
J’essaye de diversifier la production aussi j’aimerais bien trouver dans tes suggestions mensuelles un chapitre dédié aux serres froides.
Merci encore pour tes conseils et idées neuves (et tant pis pour les esprits chagrins ou haineux…)
il faut agrandir l’image pour voir une bête noire couchée dans le paillage!!! blague à part, sous mon tunnel, j’ai un chat ou 2 qui adorent se coucher au soleil sur le paillage et bien souvent mes jeunes plantules de salades, pommes de terre, carottes se retrouvent à plat. Je les regonfle mais bon voilà je n’ai (presque) plus de problèmes avec les limaces, il me fallait bien d’autres… “ravageurs”. On les adore quand même… Je cultive aussi melon, concombre… et engrais verts l’hiver et si possible ouvrez pour que les pluies hivernales “hydratent” le sol en hiver. Au printemps c’est appréciable pour les semis en pépinière. bon jardinage. Marie
Bravo Marie pour ton observation pointue ! Il fallait bien une habituée pour se rendre compte de l’intruse (une chatte errante qui a choisi mon jardin…).
Tu as probablement vu également les laitues asperges (celtuce) que j’ai découvert cette année et dont je me régale…
Il est superbe ton chat !
Bonne soirée
Ici, dans les hautes Pyrénées, cette année, l’ail est en avance de deux semaines, l’oignon de Tr0ébons de type houcadère est beaucoup plus petit que les années précédentes. L’année dernière, les tomates, avec les pluies de juillet ont eu le mildiou, cette ann00e9e elles ont du mal 00e0 grossir, eau insuffisante. J’ai une formation technique (électronicien), le jardinage est une science, pour moi, extrêmement compliqué. Heureusement j’applique vos conseils. Des jardiniers, amateurs (comme moi), de mes connaissances ont perdu toute leur production cette année, complètement brûlée par le soleil. Par contre, cette année je n’ai eu aucune poire Williams sur mon poirier, gel en avril en pleine floraison, je pense qu’il n’y a aucune solution, qu’en pensez-vous ? Merci pour vos conseils
Bonjour Alain,
Pour protéger les arbres fruitiers des gelées c’est en effet compliqué.
A ma connaissance, la pose d’un voile d’hivernage (si l’arbre n’est pas trop grand…) et la brumisation (il faut le matériel pour…) sont les seules solutions envisageables.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
Pour un gain de place et limiter les maladies, il est intéressant de cultiver les cucurbitacés en hauteur, ici mes potimarrons.
Bon jardinage.
Yves le Tourangeau
bonjour Gilles , merci pour tout vos conseils ; tous les ans je songe à acheter votre livre * mon potager au naturel et prise dans le feu de l’action j’oublie . bref j’ai un souci avec le persil tous les j’en seme de grandes quantites et arrive en ete tout est monte en graines .popuvez vous me dire ou est le probleme merci Dorette
Bonjour Dorette,
La chaleur sans doute… essayez d’en semer dans une zone un peu ombragée en été.
Et n’oubliez pas d’acheter mon livre ! Faites-le maintenant comme ça vous n’oublierez pas…
Cordialement,
Gilles
Il faut tailler le persil dès qu’il est bien touffu, pour ma part à ras quasiment. Il est en plein soleil au potager. Je laisse souvent un pied monter en graines pour que d’autres plants repartent l’année d’après autour.
Bonjour ,
Rien a voir avec le jardin , mais avec les fleurs , j ai semé , en juin , des graines de pensées , en godets individuels 3.5*3.5 , dans du terreau, recouvert de 5 mm environ , a mi ombre et toujours humide , comme conseillé par jardinerie . Et rien ne germe .
Merci d avance pour votre réponse
Bonsoir Joël,
Que vous dire…
il y a eu un problème : graines périmées, températures trop basse, trop d’humidité donc pourriture des graines, dégâts animaux… les possibilités sont nombreuses (et je ne peux deviner la cause).
Cordialement,
Gilles
Un grand merci Gilles, pour tes précieux conseils … au fil du temps et du bouleversement climatique, même les régions du nord deviennent “douces” … le problèmes chez nous en Belgique c’est qu’on ne peut plus rien prévoir … nous avons pour le moment un été en dents de scie avec des pics de chaleur suivis de dégringolades de parfois plus de 10° d’un jour à l’autre, une sécheresse persistante et, dans l’ensemble, des nuits beaucoup trop froides qui causent problèmes de croissance (haricots, tomates, cucurbitacées, … malgré une couverture permanente du sol !) et des attaques d’oïdium sur pas mal de végétaux, dont notre vigne et même des végétaux “sauvages” comme la Reine de prés qui jouxte notre petite mare … pas évident de cultiver par les temps qui courent. Par contre cette année les fruits sont nombreux (il n’y avait quasi rien l’an dernier) et des végétaux comme bettes et laitues poussent bien !
Bonjour, mes plans de cucurbitacés ne produisent que des fleurs mâles. Que ce passe t il ? Y a t il quelque chose a faire ?
Bonjour Agnès,
Ne connaissant rien de vos conditions de culture (climat, sol, apports, arrosage, traitements éventuels…), il m’est impossible de répondre à votre question.
Bonjour, j’aimerai bien être votre voisine car les miennes ne font que des fleurs femelles !
Bonjour
Mes feuilles de tomates jaunissent.
Que dois-je faire.
Merci
Christine
Bonjour Christine,
Il peut y avoir différentes causes (manque de fertilité, faim d’azote, manque d’eau ayant entraîné un blocage des nutriments ou au contraire excès d’arrosage avec lessivage des éléments minéraux, maladies diverses…).
Et pour pouvoir vous dire ce qu’il y a à faire, il faudrait déjà connaître la cause.
Ce qui demande un travail d’investigation plus poussé : état du sol, apports, fréquences et quantités en matière d’arrosage, envois éventuels de photos…
Je propose ce genre d’aide dans le cadre de l’accompagnement individuel.
Cordialement,
Gilles Dubus
Bonjour, voici un lien pour faire le diagnostic pour vos tomates, c’est assez ludique ! https://ephytia.inra.fr/fr/C/4949/Tomate-Diagnostic-guide
bonsoir
j’ai un jardin familial de la sncf cette année j’ai mes potirons qui ont du mal a grossir et un jardinier ma dit de les arrose une fois par semaine avec du lait pour les faire grossir es ce vrai
Touphil
Bonjour Thoufil,
J’ignorais cette pratique… Voici ce que j’ai pu trouver sur cette question : https://eap.mcgill.ca/agrobio/ab370-07.htm#Valeur fertilisante et composition
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
Ha que c’est bon le fenouil de florence, c’est un de mes légumes racine préféré ! D’ailleurs j’ai éclairci les miens hier.
Ton article me fait rappeler qu’il faudrait que je pense à semer de la mâche et des radis noirs !
Bonne journée au potager,
Aurélien
Bonjour Aurélien
Merci pour ton commentaire. Ces petits récapitulatifs de travaux ont justement pour but de servir de pense-bête (à moi-même en premier)
Le fenouil bulbe est en effet un légume trop peu connu : en crudité ou pour accompagner un poisson par exemple, c’est un délice.
Par contre, tout comme le poireau, le fenouil est plutôt classé (par les biodynamistes) parmi les légumes feuilles. A juste titre, je pense, car en effet, la partie consommée n’est pas la racine à proprement parlé. Je le sème et le repique donc plutôt en jour feuille (voir calendrier lunaire) et pense avoir ainsi de meilleur résultat que lorsque je le considérais moi aussi comme un légume racine.
Bonne journée de jardinage
Gilles
Bonjour Gilles,
Effectivement tu as raison, le fenouil est un légume feuille pour les bio-dynamistes. J’essaye de jouer le plus possible avec le calendrier lunaire mais ce n’est pas toujours simple à mettre en œuvre quand on a pas le temps. J’essaye au minimum de ne pas jardiner lors des nœuds lunaires et de respecter les jours fruits au moins pour mes chères tomates.
Bonne journée,
Aurélien
Bonjour Gilles,
Petite synthèse assez intéressante.
Je pense que nous pouvons également semer en place du fenouil doux de florence, et du navet noir long ; d’ailleurs je vais m’y mettre aujourd’hui 🙂
Bonne journée à toi et à bientôt
Yannick
Bonjour Yannick,
Merci pour tes précisions.
Personnellement, je ne connais pas le navet noir long…peux-tu nous en dire un peu plus sur ce légume ?
Concernant le fenouil de Florence, les semis sont en effet encore possible. Attention toutefois dans le régions à gelées précoces (un voile d’hivernage pourra alors s’avérer nécessaire).
A bientôt,
Gilles
Bonjour Gilles,
Désolé pour l’attente je viens de voir ta réponse : Le navet noir est une variété qui se conserve bien et son goût est assez sucré, il fait partie de la famille des crucifères.
Bonne journée et à bientôt
Yannick
Bonjour Yannick,
Merci pour ces précisions.
Je testerai cette variété de navet l’année prochaine…
A bientôt,
Gilles