La culture de la carotte sans engrais ni traitements chimiques n’est pas la plus « docile » au potager naturel : graines minuscules, levée lente, et herbes spontanées prêtes à sprinter avant vous.
La méthode, elle, reste simple : un sol bien affiné et ameubli, un semis régulier, puis une humidité constante jusqu’à la levée. Une fois lancée, la carotte s’adapte à la plupart des climats en France.
Dans cette fiche, je passe en revue le choix des variétés, la préparation de la terre, le calendrier de semis, l’entretien (éclaircissage, désherbage, arrosage, paillage), la protection naturelle contre les principaux problèmes (mouche de la carotte, alternariose), puis la récolte et la conservation.
Et la petite cerise orange sur le gâteau : cette ombellifère se mange en toute saison (crue, cuite, voire lacto-fermentée) et elle est naturellement riche en pro-vitamine A (carotène).
Bien choisir les variétés de carottes
Le choix de la variété compte énormément pour réussir une belle culture de carotte, surtout en potager naturel : il conditionne la vitesse de croissance, la forme (carottes droites ou fourchues) et la capacité de conservation.
Choisir selon la période de culture
Adaptez d’abord vos variétés à la saison : vous gagnerez en régularité, et vous limiterez les déceptions.
- Les variétés courtes sont hâtives et donc principalement utilisées pour les premiers semis : Courte améliorée à forcer, d’Amsterdam à forcer, Davanture…
- Les variétés demi-longues (racine cylindrique) sont les plus communes. Semées au printemps, elles sont destinées aux récoltes de fin d’été et d’automne : Nantaise améliorée, Touchon, de Carentan, Chantenay…
- Les variétés longues sont semées entre la fin juin et la première quinzaine de juillet. Elles sont destinées aux récoltes et à la conservation hivernale : de Colmar, Longue de Meaux, de la Halle…
Sur les semis d’été, le trio gagnant est simple : variété adaptée + arrosage régulier + sol bien affiné. Sans ça, la levée traîne, puis la carotte « stresse » et se déforme.
Choisir selon votre type de sol
Choisissez aussi des variétés adaptées à votre sol. En terre lourde ou caillouteuse, les carottes longues ont plus de risques de fourcher ou de se tordre : privilégiez alors des variétés courtes à demi-longues, et soignez l’ameublissement. En sol léger, profond et bien meuble, vous pouvez vous faire plaisir avec des variétés longues pour la conservation.
Si votre terrain est entre les deux (cas très fréquent), ne cherchez pas « la variété parfaite » : cherchez surtout une variété qui réussit chez vous de façon régulière, et gardez-la au chaud dans votre carnet de jardin.
Tester des variétés et noter vos résultats
Je vous recommande de tester chaque année une ou deux variétés nouvelles, sans tout changer d’un coup. Le plus fiable, c’est l’essai en conditions réelles : même sol, même période, même geste de semis.
Notez simplement : date de semis, délai de levée, besoin d’arrosage, forme des racines, goût, et tenue en conservation. C’est bien plus utile qu’une liste de « meilleures variétés » trouvée en ligne, parce qu’une variété peut être excellente… dans un autre jardin.
Dernier détail qui change tout : utilisez des graines assez fraîches. Les graines de carotte ne gardent pas une excellente faculté germinative éternellement, et une levée clairsemée complique tout le reste (désherbage, éclaircissage, régularité).
Variétés anciennes et adaptation locale : un vrai raccourci vers la réussiteEn culture de carotte, les variétés anciennes « adaptées localement » ont souvent un avantage décisif : elles tolèrent mieux les petites contraintes de votre coin (sol un peu lourd, printemps capricieux, épisodes secs, ravageurs…). Résultat : une levée plus régulière, moins de carottes difformes, et une culture qui demande moins de « rattrapage » au fil de la saison.
Concrètement, privilégiez des variétés éprouvées dans des conditions proches des vôtres (même région, même type de sol, mêmes dates de semis). Le bon réflexe : tester une ou deux variétés anciennes chaque année sur un petit rang, comparer avec une valeur sûre, puis garder celles qui réussissent le mieux chez vous.
Et si vous tombez sur une variété « ancienne » qui ne marche pas dans votre terrain : ce n’est pas un échec, c’est juste un tri. Votre potager est un excellent comité de sélection.
Les points clés pour réussir la culture de carotte
Avant d’entrer dans le pas-à-pas, voici les points qui font vraiment la différence. Sur la carotte, on gagne rarement « à l’énergie » : on gagne surtout à la préparation et à la régularité.
À retenirSi vous ne deviez retenir que quatre idées pour réussir votre culture de carotte, gardez celles-ci :
- Un sol bien affiné et ameubli sur la profondeur utile.
- Un semis peu profond, puis une humidité constante jusqu’à la levée.
- Un désherbage précoce, avant que les herbes ne prennent l’avantage.
- Des arrosages réguliers ensuite, pour éviter déformations et fentes.
Ce qui fait la différence au semis
La carotte se joue au départ : graines minuscules, levée lente, et concurrence des herbes spontanées. L’objectif est simple : un lit de semence fin, un semis peu profond et une humidité régulière jusqu’à la levée.
- Affinez la terre en surface : moins de mottes, moins de « trous d’air », levée plus homogène.
- Semez plutôt clair… ou légèrement plus dense si, comme moi, vous constatez une meilleure vigueur des jeunes plantules quand elles sont groupées (et/ou des pertes au stade tout jeune).
- Gardez le sol frais en continu jusqu’à la levée : sur carotte, un arrêt d’arrosage au mauvais moment peut suffire à tout décaler.
Une fois la levée acquise, vous pourrez raisonner « entretien » (désherbage, arrosage, éclaircissage) avec bien plus de sérénité.
Les erreurs qui donnent des carottes fourchues ou fendues
Les carottes difformes ne sont pas une fatalité. Dans la grande majorité des cas, ce sont des causes très concrètes, et donc corrigeables.
- Sol insuffisamment ameubli, cailloux, mottes : la racine se heurte, se tord ou se divise.
- Apports trop frais (fumier ou compost insuffisamment mûr) : la racine se déforme plus facilement.
- Arrosages irréguliers après la levée : alternance « sec puis très humide » = risque de fentes et de racines moins régulières.
- Semis trop dense et éclaircissage trop tardif : compétition, racines qui se gênent et se déforment.
La bonne stratégie est toujours la même : sécuriser le sol (fin et meuble), puis garder une régularité d’arrosage, surtout pendant la phase de grossissement.
Paillage : quand c’est utile, quand éviter
Le paillage peut être un excellent allié pour garder la terre fraîche et limiter les arrosages, mais sur les légumes racines il demande un peu de finesse. Au semis, un paillis trop épais peut refroidir le sol et compliquer la levée.
- Utile : en été, après une levée bien installée, pour lisser les écarts d’humidité et limiter le stress hydrique.
- À éviter (ou à surveiller de près) : si vous avez des problèmes de limaces ou de rongeurs, ou si le sol reste déjà très humide.
Le bon compromis, dans beaucoup de jardins, consiste à attendre que les plants soient bien visibles, puis à pailler plus tardivement et plus légèrement, en gardant un œil sur l’état des racines.
Problèmes fréquents : mouche de la carotte et alternariose
Deux sujets reviennent souvent au potager : la mouche de la carotte (galeries) et l’alternariose (feuillage qui noircit, risques au stockage). La prévention reste la meilleure « assurance ».
- Évitez de laisser la parcelle « nue » et sans vie : un jardin diversifié limite les emballements.
- Semez clair et aérez : un feuillage trop dense favorise les maladies foliaires.
- Sur mouche : les mesures combinées (association, semis plus tardif, buttage, filet) sont généralement plus efficaces qu’un seul « truc ».
Je détaille juste après les gestes de protection naturelle, pour que vous puissiez choisir ceux qui sont pertinents chez vous.
| Repère express | Valeur | Pourquoi ça compte |
|---|---|---|
| Levée | 10 à 21 jours (selon température et humidité) | La patience et l’humidité régulière font la différence |
| Profondeur de semis | Très superficiel, recouvrement léger | Un semis trop profond retarde et clairseme la levée |
| Écartement entre rangs | 25 à 30 cm | Facilite le désherbage et l’aération |
| Écartement sur le rang | 4 à 8 cm selon la variété | Limite la concurrence et améliore la forme des racines |
| Arrosage après levée | Régulier, sans à-coups | Réduit fentes, déformations et stress hydrique |
Semer les carottes
Préparer la terre : lit de semence fin et sol ameubli
Le semis de carottes est parmi les plus délicats à réussir : la graine est très petite, et la levée est souvent longue (jusqu’à trois semaines). Pour maximiser vos chances, l’objectif est d’obtenir une surface fine, régulière, rassise, et un sol suffisamment ameubli pour laisser la racine descendre sans obstacle.
Une terre propre
La concurrence des herbes spontanées est préjudiciable à la levée. Idéalement, arrivez au semis avec une parcelle « propre » : moins il y a d’adventices en avance, moins vous aurez de rattrapage ensuite.
Un engrais vert (vesce-avoine par exemple) semé à l’automne (ou en début de printemps pour les semis d’été) assure une bonne couverture du sol avant la culture. Broyez et incorporez en surface (sur 2 à 3 cm) l’engrais vert environ trois semaines avant le semis.
Ensuite, effectuez un faux-semis en affinant progressivement la terre de surface : d’abord à la Grelinette (ou à la Campagnole pour une surface un peu conséquente), puis au cultivateur et enfin au râteau. Cela favorise la germination des adventices, que vous éliminerez avant de semer vos carottes.
Un sol ameubli
Pour permettre une levée régulière et éviter les racines fourchues, il est important d’ameublir correctement la terre des parcelles destinées à la carotte. Quelques passages successifs de cultivateur et du râteau suffisent souvent, à condition de viser un sol meuble et sans grosses mottes sur la profondeur utile.
Une fertilisation adaptée
La carotte ne supporte pas le fumier ou le compost insuffisamment décomposé. Effectuez plutôt un apport modéré de compost bien mûr (moins de 30 kg, soit en gros une petite brouette, pour 10 m2).
Dans un sol régulièrement fertilisé avec des matières organiques, des apports supplémentaires ne sont pas nécessaires. Si votre potager est couvert en permanence et qu’il est devenu suffisamment meuble et fertile, vous pourrez souvent vous contenter d’écarter le paillage pour semer (avec un œil attentif sur les limaces).
Toutefois, si ce n’est pas encore le cas et en cas de déficit avéré, on pourra effectuer un apport de phosphore organique. Si le sol manque de potasse (indispensable au grossissement), apportez en cours de culture de la consoude, de la vinasse de betterave ou du patenkali (effet rapide).
Quand semer les carottes
Semez si possible en lune montante, en jour racine, et 8 à 10 jours avant la pleine lune (voir le calendrier lunaire). Dans la pratique, retenez surtout deux points : un sol qui se réchauffe et une humidité suivie donnent les levées les plus régulières.
Semis sur couche chaude
De janvier à mars, vous pouvez effectuer les premiers semis, en ligne ou à la volée, sur couche chaude. Choisissez pour cela des variétés courtes.
Semis en pleine terre
Semez directement au potager :
- De mars à juin : les variétés demi-longues
- De fin juin à mi-juillet : les variétés longues
Dans les régions à hiver doux et si vous disposez d’une serre, il est également possible de semer des carottes courtes au mois de novembre. En cas de gros froids, couvrir la culture avec un voile d’hivernage.
Ne semez pas trop tard si votre été est très sec, sauf si vous pouvez assurer des arrosages réguliers : sur carotte, les à-coups d’humidité se paient souvent par une levée irrégulière ou des racines moins régulières.
Comment semer : profondeur, densité et espacement
Si la terre de votre potager a été parfaitement préparée et est indemne d’adventices, vous pouvez semer les carottes à la volée. Mais, pour pouvoir désherber facilement, il est en général préférable de semer en rangs, distants de 25 à 30 cm.
Semez très superficiellement et recouvrez à peine : sur carotte, un semis trop profond retarde et clairseme la levée. Pour la densité, vous pouvez semer plutôt clair… ou un peu plus dense si vous constatez une meilleure vigueur des jeunes plantules quand elles sont groupées (et/ou des pertes au stade tout jeune). Dans tous les cas, l’idée est d’anticiper un éclaircissage progressif plutôt que de laisser les plants se concurrencer trop longtemps.
On détaille ça en vidéo :
Mon astucePour marquer le rang de culture et pouvoir sarcler entre lignes avant la levée (qui est, je le rappelle, souvent longue), semez en parallèle (à 3 ou 4 cm de distance) une ligne de radis. Les radis étant beaucoup plus rapides à lever, vous aurez ainsi un repère efficace.
Gérard, fidèle lecteur du blog, partage aussi une astuce intéressante consistant à préparer ses semis de carottes au chaud pendant l’hiver.
Réussir la levée : humidité régulière et croûte de battance
La levée des carottes se joue sur la régularité : gardez le sol frais jusqu’à l’apparition des plantules, sans le détremper. Si une croûte se forme en surface après une pluie ou un arrosage, la levée peut être freinée : mieux vaut alors intervenir très délicatement en surface (sans « casser » le rang) plutôt que de laisser la carotte lutter toute seule.
Un dernier point pratique : évitez de biner trop profondément sur une culture à peine levée. Sur carotte, les gestes doux et réguliers sont souvent plus efficaces que les « gros rattrapages ».
Entretenir une culture de carotte
Une fois la levée acquise, l’entretien est surtout une affaire de régularité : désherber tôt, arroser sans à-coups, et éclaircir au bon moment. C’est ce trio qui fait passer la culture de carotte de « ça pousse » à « ça pousse bien ».
Éclaircissage : quand et à quelle distance
On recommande généralement d’éclaircir assez tôt à 4 cm (variétés courtes), 6 cm (variétés demi-longues) ou 8 cm (variétés longues). Ces repères sont bons… à condition de garder en tête que chaque jardin a ses particularités.
De mon côté, j’ai souvent observé que les jeunes plantules se développent mieux lorsqu’elles sont groupées que lorsqu’elles sont isolées. Je commence donc plutôt à éclaircir lorsque de petites carottes sont déjà formées, puis j’opère progressivement.
Éclaircissage progressif : double avantageEn éclaircissant par étapes, vous limitez le « vide » sur le rang (utile si vous avez des pertes sur jeunes plantules), et vous récoltez au passage de délicieuses petites carottes, bien tendres.
On évite ainsi que les plants se concurrencent trop longtemps, sans forcément chercher la perfection au millimètre. L’important est d’arriver à une densité finale cohérente avec la variété.
Désherbage : intervenir tôt, sans déranger les racines

Sarclez entre les lignes de semis avant la levée (les rangs doivent être droits et bien marqués), puis désherbez sur la ligne de culture au moment des premiers éclaircissages. Sur carotte, un désherbage précoce vaut largement mieux qu’un gros rattrapage : la culture est lente au départ, et elle supporte mal d’être bousculée.
Maintenez le sol propre pendant la formation des racines. Si votre surface de culture est conséquente, un cultivateur à roue vous facilitera ces travaux.
Arrosage : régulier pour des carottes bien formées
Maintenez le sol humide jusqu’à la levée. Ensuite, privilégiez des arrosages réguliers, sans alternance « sec puis détrempé ». C’est la meilleure manière d’éviter les à-coups de croissance, responsables de carottes moins régulières, et parfois fendues.
En pratique, s’il ne pleut pas, un arrosage copieux tous les 4 ou 5 jours peut convenir sur beaucoup de terrains, mais adaptez toujours à votre sol : un sol léger réclame plus de suivi qu’une terre qui garde bien l’humidité.
Paillage : mise en place et surveillance des ravageurs
Le paillage permet de garder le sol frais et de limiter les arrosages. Sur carotte, il est souvent plus simple de pailler après une levée bien installée (et pas trop tôt), surtout si le printemps est frais.
Le point de vigilance, vous le connaissez : un bon paillis peut aussi offrir un abri apprécié à certains ravageurs, notamment les limaces et les rongeurs.
Si ces charmantes petites bêtes vous causent des soucis, évitez le paillage sur cette culture (et plus généralement sur les légumes racines), ou alors paillez tardivement et surveillez de près l’état des carottes. Si, à la récolte, vous constatez des dégâts importants, retirez le paillage et revenez à un sol nu biné régulièrement.
Protéger la culture de carotte
La culture de la carotte est surtout exposée à deux problèmes : la mouche de la carotte (galeries) et l’alternariose (feuillage qui noircit, risques au stockage). Les mesures préventives donnent généralement de bons résultats, surtout si elles sont combinées.
Mouche de la carotte : prévention et protection

La mouche de la carotte est un insecte diptère dont la larve (un asticot blanchâtre) peut causer des dégâts considérables en creusant des galeries dans les racines. On la repère souvent tard… au moment de la récolte.
Sacrifiez une variété
Les mouches raffolent de certaines variétés. Repérez celles qui sont le plus touchées chez vous et semez à part un petit carré « leurre ». Cela peut permettre de préserver la culture principale.
Préservez la biodiversité
La mouche se repère à l’odeur. Favoriser la diversité végétale et éviter les grandes zones « monoculture » limite souvent les invasions. La présence d’un environnement vivant (haies, bandes fleuries, zones un peu sauvages) aide aussi les auxiliaires à faire leur travail.
Associations

L’association avec le poireau est bien connue, à juste titre, des jardiniers bio. D’autres plantes odorantes peuvent aussi perturber la mouche : coriandre, aneth, œillets d’Inde.
Semez tardivement
La première génération de larves naît en mai (sud de la France) ou en juin (nord de la France). Semer après cette période permet d’éviter une partie de la pression du début de saison.
Buttez
Les mouches pondent à proximité du collet. Butter les carottes juste après le démariage peut limiter les pontes au contact direct du collet et réduire une partie des attaques.
Utilisez des répulsifs
Certains répulsifs peuvent aider, surtout en complément des autres mesures : marc de café, algues marines (poudre), branchages d’absinthe, de tanaisie, de fougère, de sureau.
Placez un filet anti-insecte
Vous appliquez les recommandations ci-dessus, mais le problème subsiste ? Un filet anti-insectes est l’une des protections les plus fiables. Les mouches volent en rase-mottes : il faut donc poser le filet pendant la période des vols en buttant soigneusement les bords. Vous pouvez aussi le disposer verticalement (40 cm de haut au moins) autour de la culture.
La stratégie la plus efficaceSur la mouche de la carotte, un seul « truc » marche rarement partout. Les meilleurs résultats viennent souvent d’un petit combo simple : diversité + semis un peu plus tardif + buttage, et filet si la pression reste forte.
Alternariose : limiter les risques et les dégâts
L’alternariose, ou pourriture noire, est une maladie foliaire causée par un champignon (Alternaria dauci). Les feuilles noircissent et se dessèchent ; les carottes peuvent ensuite pourrir lors du stockage.
Mesures préventives
- Semez un engrais vert préalablement à la culture de carottes ;
- Évitez les excès d’azote (y compris le purin d’ortie sur cette culture) ;
- Semez clair et aérez la culture, puis éclaircissez soigneusement ;
- Arrosez au pied et évitez de mouiller le feuillage si la maladie est présente dans votre jardin.
Lutte directe
Cuivre : dernier recoursEn cas de forte attaque, certains jardiniers ont recours à un traitement au cuivre. Si vous choisissez cette option, gardez-la comme un dernier recours et privilégiez d’abord la prévention (rotation, aération, arrosage au pied, gestion des excès d’azote), qui reste la base au potager naturel.
Récolter les carottes
Les carottes peuvent être récoltées toute l’année au fur et à mesure des besoins. Plus vous récoltez « jeune », plus elles sont tendres ; plus vous attendez, plus vous gagnez en rendement et en conservation (à condition d’avoir une variété adaptée).
Quand récolter et comment arracher sans casser

Si la terre est bien meuble, vous pourrez les arracher facilement en tirant simplement à la base des fanes. Mais si elle est un peu dure ou sèche, un outil sera utile pour éviter qu’une partie de la carotte reste en terre.
La Grelinette est alors parfaite (à condition de bien positionner l’outil, c’est-à-dire quelques centimètres en arrière de la ligne de culture) pour en récolter une certaine quantité. Une bêche à dents fera aussi l’affaire.
Si vous ne voulez en récolter que quelques-unes, une gouge à asperge permet également de récolter les carottes sans les casser.
Conserver les carottes : en terre, en silo ou à la cave
Dans les régions à hiver doux, un simple voile d’hivernage peut permettre de garder les carottes en terre. On pourra les arracher lorsque le sol est dégelé. Ne récoltez jamais dans un sol encore dur : les carottes pourriraient plus facilement.
Dans les régions à hiver plus rude, on préférera les arracher en fin d’automne, début d’hiver, pour les stocker (sans les laver : elles se conservent beaucoup mieux avec un peu de terre) en silo ou à la cave.
Récap express
- Sol fin et bien ameubli : la base pour une levée régulière et des racines droites
- Semis superficiel + humidité constante jusqu’à la levée
- Désherbage tôt, gestes doux
- Arrosages réguliers ensuite, sans à-coups
- Paillage plutôt après une levée bien installée, et à surveiller si limaces/rongeurs
Conclusion
Vous avez maintenant une méthode complète pour réussir votre culture de carotte, du semis à la récolte. Le plus important n’est pas d’en faire trop : c’est surtout d’être régulier au bon moment (levée, désherbage précoce, arrosage sans à-coups). Ensuite, la carotte fait sa part du travail… à son rythme.
Si vous aimez ce type d’approche simple, efficace et sans chimie, vous trouverez beaucoup d’autres repères pratiques dans Mon Potager au Naturel : de quoi sécuriser les gestes « qui comptent » sur les cultures du potager, saison après saison.
Et vous, chez vous, le point le plus délicat, c’est la levée, les limaces, la mouche, ou un sol un peu trop lourd ? Racontez-moi en commentaire votre contexte et vos astuces : c’est souvent là que se cachent les meilleures solutions.
FAQ sur la culture de carotte
Que faire si mes carottes ne lèvent pas du tout au bout de 3 semaines ?
Commencez par gratter très délicatement la surface sur quelques centimètres : si vous ne voyez aucun début de plantule, deux causes reviennent souvent : sol resté trop sec par périodes, ou graines trop âgées. Si la parcelle a croûté après une pluie, la levée a aussi pu être bloquée. Dans ce cas, ressemez sur un petit rang « test » après avoir affiné la surface et gardé une humidité régulière.
J’ai une terre argileuse et lourde : puis-je quand même faire des carottes longues ?
Oui, mais ce sera plus « sport ». Pour limiter les carottes tordues ou fourchues, préférez souvent des variétés demi-longues, ou réservez les longues à une planche très soigneusement ameublie, sans cailloux ni grosses mottes. Beaucoup de jardiniers s’en sortent très bien en travaillant surtout la structure du sol sur la durée (matière organique mûre, couverture du sol) plutôt qu’en cherchant à « forcer » en une saison.
Mes carottes ont un cœur dur ou sont moins sucrées : d’où ça peut venir ?
Cela arrive surtout avec des carottes récoltées tard, sur des variétés pas faites pour ça, ou après des à-coups d’arrosage. La chaleur et le stress hydrique peuvent aussi rendre les racines plus fibreuses. Une récolte un peu plus jeune, une variété adaptée à votre période, et une humidité plus régulière améliorent nettement la qualité.
Que faire si mes carottes verdissent au collet ?
Le collet verdit quand il est exposé à la lumière. Il suffit en général de ramener un peu de terre au pied (buttage léger) ou de remettre un peu de matière en surface, sans étouffer le feuillage. C’est surtout esthétique, mais autant corriger tôt pour garder de belles racines.
Comment gérer les fourmis qui « déplacent » le semis ?
Les fourmis peuvent déloger des graines dans un sol très sec, surtout sur des semis superficiels. Le plus efficace est souvent de garder la surface légèrement humide les premiers jours et de bien « rasseoir » la terre. Si le problème est récurrent, un semis en rangs bien marqués (plutôt qu’à la volée) permet aussi de rattraper plus facilement avec un petit ressemis localisé.
Peut-on semer des carottes en été si on part en vacances ?
C’est possible, mais risqué si vous ne pouvez pas assurer l’humidité jusqu’à la levée. Si vous partez juste après le semis, mieux vaut souvent décaler le semis à votre retour, ou sécuriser avec un système d’arrosage fiable. Une levée irrégulière donne une culture difficile à désherber et à éclaircir.
Pourquoi mes carottes se fendent-elles en deux ?
La cause la plus fréquente est l’alternance « sec puis arrosage copieux » ou « sécheresse puis gros orage », surtout pendant le grossissement. Un arrosage plus régulier et, si votre contexte le permet, un paillage mis en place après une levée bien installée aident à lisser ces à-coups.
Je vois des galeries, mais seulement sur certaines carottes : que faire l’an prochain ?
Quand les dégâts ne touchent qu’une partie de la récolte, c’est souvent qu’une variété est plus attractive, ou qu’un créneau de semis a été plus exposé. L’année suivante, testez un petit carré « sacrifié » d’une variété très touchée à l’écart, semez un peu plus tard si c’est compatible avec votre climat, et prévoyez un filet si la pression est forte dans votre jardin.
Mes carottes pourrissent en conservation : quelle est l’erreur la plus fréquente ?
La cause n°1 est souvent une récolte par sol trop humide ou des racines déjà abîmées, puis un stockage dans un endroit trop chaud ou trop humide. Récoltez par temps plutôt sec si possible, manipulez doucement, gardez un peu de terre (sans laver), et stockez dans un endroit frais et ventilé. Si vous avez des pertes malgré tout, triez plus strictement et consommez en priorité les carottes les plus grosses ou les plus « marquées ».
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Bonjour tous, bonjour Gilles,
Des carottes bio… blanches au milieu de rouges !
J’ai un cas un peu bizarre que je soumets à vos avis :
J’ai récolté mes carottes issues de graines que j’ai récolté sur des pieds bio que j’avais laissé monter l’an dernier.
A ma grande surprise, j’ai ce qui ressemble à des carottes blanches (une dizaine) au milieu de mes carottes rouges (j’ai une photo mais pas trouvé comment la mettre en ligne).
Les fanes sont quasi identiques, quand j’arrache une carotte en tirant sur les fanes, j’ai la surprise de sortir une blanche. Pourtant les graines proviennent exclusivement de mes graines récoltées sur des carottes bio que j’ai achetées et semées l’an dernier.
Pas de jardin voisin à proximité, pas de fumier ni engrais, uniquement mon compost, je ne trouve pas d’explication plausible.
Quelqu’un a-t’il une idée ?
Merci
Bonjour Didier,
oh là… attention !
Je déconseille fortement de récolter les graines de carottes…
En effet, les croisements sont fréquents (le pollen est notamment transporté par de nombreux insectes, et ça peut venir d’assez loin) avec des carottes d’autres jardins ou les carottes sauvages, mais aussi possibles (même si rares) avec la cigüe, une plante mortelle…
Pour cette raison, la production de semences de carottes doit impérativement se faire en milieu contrôlé. Et je vous déconseille de consommer ces « carottes blanches » sans plus de certitude sur ce qu’elles sont réellement…
Bonjour Gilles,
Merci de cette réponse hyper-rapide.
J’ai pris les graines sur 2 ou 3 plants seulement de carottes qui avait monté.
Je vais suivre vos conseils, l’année prochaine je commanderai des plants de professionnels. Habituellement je prends sur un site web pro bio.
Vous pensez que je peux quand même manger ma récolte de carottes rouges. Je n’ai pas consommé les blanches, craignant qu’elles soient poison.
Merci beaucoup
D’après la photo que vous m’avez envoyée par email, je pense que les 2 sont bien des carottes.
Mais, pour écarter l’hypothèse de la cigüe avec certitude (et donc les consommer sans risque, voyez par exemple ici : https://www.aroma-zone.com/page/tout-savoir-sur-la-grande-cigue (l’odeur notamment est caractéristique).
Bonjour Gilles,
A rechercher un peu partout, je ne vois pas de danger à la seule et unique condition de me contenter de ne consommer que les carottes (rouges). Les blanches, que je n’ai surtout pas l’intention de consommer, pouvant être incertaines. En résumé si je continue de récolter les graines de mes carottes et surtout que je ne consomme que des rouges (oranges) c’est risqué quand même ?
Merci
Bonjour Didier,
Les risques d’hybridation avec la cigüe, même s’ils sont rares, sont bien réels… Il y a eu des cas d’intoxication de répertoriés dans l’histoire…
Personnellement, je ne récolte pas les graines de carottes pour cette raison. Et j’ai appris qu’il ne fallait pas le faire sans écarter toute possibilité d’hybridation. Ne cultivant pas de carottes « incertaines », je n’en consommerais pas non plus, par principe de précaution…
Aussi, n’étant pas de plus en mesure de sentir les carottes en question, ne comptez pas sur moi pour prendre la responsabilité de vous dire que vous pouvez en consommer en toute sécurité…
Bonjour Gilles,
Très intéressant votre analyse même si elle fait un peu « froid dans le dos ».
Je n’avais pas pensé du tout à l’hybridation, je ne savais pas que c’était possible. Je vais faire comme vous, adopter le principe de précaution à la lettre. Merci
Vous savez s’il y a des dangers (divers et variés) à récolter les graines d’autres légumes (bio). En retraite, j’ai un peu plus de temps, je laisse monter les légumes, choux, poireaux, endives, panais, carottes (oups)… et récupère les graines pour l’année d’après. A voir l’article sur les apiacées, » https://www.agrobioperigord.fr/upload/biodiv/fiche-apiacees.pdf « , cela confirme vos conseils que l’hybridation est partout. Reste à savoir si, à part le risque de goût, celui de danger pour la santé est présent pour les autres légumes que les carottes… Panais, persil… Je crains d’être obligé de jeter les autres graines de légumes récoltés.
Cela pourrait faire l’objet d’une de vos lettres hebdomadaires du samedi matin 🙂
En tout cas, merci encore
Cordialement
Bonjour Didier,
On en parle dès samedi prochain…
C’est en ligne : https://www.un-jardin-bio.com/production-graines-de-carottes/
Sympa votre blog, Gilles, merci.
Chez moi, c’est semis tardif de carottes longues, genre géante de Tilques, terre bien préparée, couverture de fougère sur les rangs, triple avantage : ombrage, protection limace/premier vol de la mouche et moins de place pour que les chats du voisin viennent refaire mes rangs avec un compost pas du tout décomposé ! puis filet anti mouche sur arceaux, et enfin paillage. 9 années sur 10, c’est gagné… 1 carotte, une salade pour 2
Bonjour Jean-Marc,
Voici un parfait exemple d’une culture de carottes bien menée.
Merci !
Bonjour, vous dites de semer la carotte en l’une descendante, ne serait ce pas montante ? Merci
Bonjour François,
Exact… c’est une erreur que je corrige. Merci à vous !
Pour une fertilisation biologique, je préconise un arrosage avec une solution de vieille urine (vieille de 2 à 3 semaines), diluée au 1/10 tous les 15 jours. Ceci n’est – bien entendu – possible que si le / les « donneurs » sont sains, exempts de pathologies et hors toute prise médicamenteuse (et aussi de substances illicites !), se retrouvant, ensuite, dans les urines.
Comme précisé plus haut, celle-ci doit être vieillie :
L’ammoniac doit pouvoir s’oxyder en nitrites (nitritation) ;
Puis, c’est au tour des nitrites de pouvoir être oxydés en nitrates (nitratation) ;
Tout ceci, afin que l’urine devienne assimilable par les plantes.
Bonjour, j ai du mal avec les carottes…enfin elles sont sorties mais c est laborieux. Terre argileuse mais bien enrichie en sable pour ce carré. Chantenay car j adore. Peux tu m indiqUer une carotte qui aime la terre argileuse sachant que le sol est riche, vivant. J ai mis un filet autour et dessus. Mon objectif était surtout les voleurs comme les oiseaux. Je dois dire aussi que chaque année, le topinambour refait son apparition dans ce carré, sur un côté et cette année plus beau que jamais. L an dernier j y avais mis des haricots verts. Merci!
Bonjour
Merci pour vos articles, j’ai un nouveau jardin depuis l’an dernier, sans vouloir me venter normalement j’ai la main fluo, mais ce nouveau terrain est un caillou constant.; J’avais eu l’occasion d’avoir de la tourbe. pour les carottes j’avais donc fait une tranchée que j’avais tamisée très fin sur 30 cm, il y a tellement de caillou petits et gros, que c’était une vraie galère. J’ai fais 50/50 tourbe terre.;or les carotte sont restées minuscules et ont eu beaucoup de mal à se développer;beaucoup de travail pour rien. je n’avais jamais raté mes carotte sou racines avant. Je suppose que cela a crée un ensemble trop lourd. cette année cet endroit ne sera utilisé que pour des salades et radis. Alors j’envisage de cultiver en bac. mais je n’ai pas nourri. Mon idée est sable plus terreau, mais le quid de la nourriture quand c’est au dernier moment , impossible de mettre du fumier.;Alors quels apports d’engrais me conseilleriez vous pour cette première saison de culture en bac..Pour l’an prochain dès l’automne je pourrai nourrir au fumier en attendant Juin, mais là je suis pris de court merci pour votre réponse.
Bien jardinierement votre
O
Bonjour,
Sable + terreau ce n’est pas terrible… d’une part ça manque de structure, et surtout ça va sécher très vite… ajouter de la terre serait quand même une bonne chose…
Pour la fertilisation, compost ou, à défaut, engrais organique bio du commerce (ça peut être du fumier composté type Or Brun) sont les solutions qui s’offrent à vous.
Cordialement,
Gilles
Bonjour
Nous avons enlevé nos carottes pour laisser la place au fraisier, comment les conserver plus longtemps? Les jeunes carottes ramollissent vite.
Merci d’avance
Merci pour votre article très intéressant et instructif !
Monsieur Gilles m’a l’air fort sympathique je pense que je reviendrait vers lui pour de plus amples renseignements.
Bonjour,
Pour moi la carotte devient un défi impossible à relever :
Amsterdam semée en plusieurs tentatives sur un sol argileux, sans voile de protection et avec voile, sur terreau semis, sans terreau, accompagné de feramol ou pas, temps humide ou pas… le résultat est toujours le même : belle levée abondante suivie d’une disparition totale en même pas deux jours.
Pareil pour le persil d’ailleurs, mais r.a s. pour ce qui est des semis d’autres plantes.
J’ai épuisé toutes mes idées. En auriez-vous ?
Merci d’avance,
Mon premier conseil aurait été de recouvrir le semis avec du sable, ce que je fais dans ma terre argileuse, et enfin je réussi bien ma culture de carotte depuis 2 ans.
Mais… vous parlez d’une belle levée… alors je sèche.
Peut-être un ravageur ? c’est la seule idée qui me vient. j’ai déjà vu chez moi des chenilles de Machaon qui se régalait du feuillage.
Sinon (je ne sais pas si c’est possible) terre trop froide ? trop humide ?
Quand c’est pas par en dessous (campagnols) c’est par dessus (limaces, chenilles, mouches…)
Le jardin serait bien trop facile sans tout ça…
Bon jardinage !
Merci pour votre réponse.
Pour l’instant j’ai l’impression qu’il s’agit de limaces très voraces vaccinées contre le feramol…
exactement le même problème. ce sont des mini limaces très voraces. Le ferramol n’y change rien j’ai essayé les marc de café la cendre… toujours rien.
Prochain semis je tente un paillis de fougère. un voisin qui m’a donné ce truc. Qui sait ?
j’aurais mes carottes cré non de non !!!
bon courage également !
Oui, Lolo, la fougère est la meilleure méthode naturelle pour protéger les cultures des limaces !
Bonjour
J’ai lu dans cet article, qu’il faut semer de l’engrais vert de légumineuse comme la vesce+ avoine et aussi peut-être le trèfle??.
Peut-on aussi faire précéder la culture de la carotte par la culture des légumes grains comme les haricots , pois et autre fève ?
Que peut-on semer dans la même année après la récolte des carottes ?
Quel culture ou famille de légumes l’année suivante ?
Merci et bonne journée
Amitiés
Raymond
bonjour gilles,
je voulais savoir si le fait de cultivé les carottes dans des tuiles
faitière permet d’avoir de jolies carottes pas fourchues et
surtout pas de maladies du fait qu’elles ne sont pas en pleines terre.bon il est évident que pour de grosse culture cela parait un peu cher !
encore merci pour votre blog qui nous ravi tous les jours !
je m’inspire de tous vos sujet car je me lance dans le maraichage bio et le défi est grand!!grace à vos conseil je vais y arriver.
merci et bonne journéé
Bonjour Bruyant,
Très franchement, je ne connais rien à ce genre de technique.
Mais logiquement, du fait que les carottes poussent dans un terreau, elles doivent être droites…mais question goût, je crains qu’elles ne soient insipides ; bref le contraire de ce que recherchent les consommateurs bio !
La mouche de la carotte par exemple ne vient pas du sol…aussi, je ne crois pas non plus que cela protège des maladies…
Oubliez ça si vous voulez faire du maraîchage bio. La terre est la base de la culture…
Cordialement,
Gilles
Je vais tenter cette année encore une fois dans la nouvelle parcelle cela devrais aller il faut que je regarde les variétés qui pousse bien dans notre région et dans la terre limoneuse sableuse . merci Gilles
Bonjour Nancy,
La grande majorité des variétés sont adaptées aux terres limoneux-sableuse.
Il serait par contre en effet judicieux chez toi de trouver une variété supportant la sécheresse et de fortes chaleurs. C’est le cas par exemple de la rouge sang violette ou de la Amorillo…mais je ne la trouve pas chez les semenciers bio.
Merci Gilles
Bonjour à tous, voilà il se trouve que depuis quelque temps, je cherche des graines de carottes ¨Japanese Imperial long¨ , et la variété ¨Flakee long red giant¨ , mais je ne trouve pas, est-ce que quelqu’un pourrait me dire ou je pourrais en avoir.
Merci d’avance.
Cordialement.
Bonjour à tous,
Ici je sème de la coriandre en même temps que mes carottes. Je n’ai que deux ans de recul, mais ça semble bien fonctionner contre la mouche de la carotte…
Bonjour et merci pour cet article,
Chez moi,je sèmme 2 ou 3 varietés de carottes Chantenay,Touchon,Nantaise et en 2012 j’ai éssayé la varité « de st Luc » qui a bien marché.Je sème uniquement des varietés anciennes pour tout mes légumes ou des varietés fixées. Je voudrais essayer,cette année une varieté de carottes violette mais je trouve beaucoups d’hybrides donc je voudrais savoir s’il existe des carottes violettes non hybrydes car chez moi « f1 » est interdit!
Bonjour Joël,
Je partage ton avis et n’utilise moi non plus aucune hybride.
Concernant les variétés violettes, Kokopelli propose la carotte “Purple Dragon” (https://kokopelli-semences.fr/boutique/carotte) sans préciser si c’est une hybride mais venant de chez Kokopelli, je ne pense pas…
Amicalement