Au potager biologique, les engrais verts sont de précieux alliés pour enrichir le sol, stimuler la vie microbienne et améliorer la fertilité naturelle. Semer des plantes spécifiques comme la phacélie, la moutarde, le seigle ou la vesce permet non seulement de protéger la terre mais aussi de la rendre plus vivante et productive.
Ces cultures temporaires, qu’on appelle aussi couverts végétaux, s’intègrent parfaitement dans une démarche de fertilisation naturelle et de préservation de la biodiversité.
Qu’est-ce qu’un engrais vert ?
Un engrais vert est une plante semée temporairement dans le but d’améliorer et de protéger le sol. Ses rôles sont multiples :
- Limiter l’apparition des “mauvaises herbes“.
- Aérer et décompacter les terres lourdes, notamment les sols argileux.
- Enrichir la terre en matière organique et stimuler la vie du sol.
- Préserver la structure et limiter l’érosion liée aux intempéries.
On les cultive généralement entre deux cultures potagères, afin de ne jamais laisser la terre nue.
Ils sont particulièrement bénéfiques en terre argileuse.
Avantages des engrais verts
Les engrais verts présentent de nombreux atouts pour un potager naturel :

- Ils nourrissent les micro-organismes du sol.
- Leurs racines profondes ameublissent la terre et améliorent la circulation de l’eau. Raisons pours lesquelles je les recommande particulièrement en terres argileuses, lourdes.
- Ils piègent les nitrates, évitant leur lessivage vers les nappes phréatiques.
- Ils protègent le sol des pluies, du vent et de la sécheresse.
- Ils apportent de la biomasse, précieuse pour la formation d’humus.
- Semés en mélange, ils agissent à différentes profondeurs et renforcent leur efficacité.
Outre que cela donne lieu à un travail des racines à différentes profondeurs du sol (selon les espèces cultivées) et donc également de capter plus d’éléments nutritifs, un mélange permettra aussi une meilleure couverture.
Inconvénients des engrais verts
Même s’ils sont très utiles, il existe quelques points de vigilance :
- Ils consomment des ressources du sol, ce qui peut être problématique dans les terres très pauvres ou sableuses.
- Ils nécessitent de la place : difficile d’en cultiver dans un mini-potager.
- Certaines espèces, comme la moutarde, demandent beaucoup d’eau en été.
Les différents types d’engrais verts
3 grandes familles de plantes sont couramment utilisées comme couverts végétaux pour le potager :
Les légumineuses
Pois, fèveroles, trèfles ou vesces fixent l’azote atmosphérique et l’enrichissent dans le sol.
Les crucifères
Moutarde, colza, navette… utiles pour couvrir rapidement les sols pauvres, mais à éviter avant une culture de choux.
Les graminées
Le seigle, l’avoine ou le ray-grass sont en général cultivés en mélange avec des légumineuses.
Autres espèces
Outre celles appartenant à l’une de ces 3 grandes familles, quelques autres plantes sont recommandées :
- Le sarrasin : plante peu exigeante qui a pour intérêt majeur de nettoyer le sol des « mauvaises herbes » ;
- Les épinards : ils permettent d’assurer une excellente couverture du sol au printemps ;
- La phacélie : plante très mellifère et attractive pour les insectes pollinisateurs.
Quelles espèces d’engrais verts choisir ?
Sélectionner les espèces en fonction de l’état du sol et donc du but recherché
Sol tassé en surface → Engrais verts à racines traçantes
Un engrais vert à racines traçantes (ou racines fasciculées / très ramifiées) est intéressant pour aérer les premiers centimètres du sol, améliorer la structure superficielle et concurrencer efficacement les adventices.
- Ray-grass → graminée, excellent couvre-sol, dense en surface.
- Seigle → en hiver, puissant pour protéger et structurer la couche supérieure.
- Phacélie → racines fines, très ramifiées, excellente pour décompacter les sols légers à moyens.
- Trèfles → racines fibreuses + capacité de fixation de l’azote.
- Sarrasin → racines fasciculées efficaces pour nettoyer une parcelle et limiter les mauvaises herbes.
Sol tassé en profondeur → Engrais verts à racines pivotantes
Les engrais verts à racines pivotantes sont particulièrement intéressants pour les sols lourds, argileux ou tassés. Leur pivot puissant descend en profondeur, permettant de aérer la terre, améliorer l’infiltration de l’eau et mobiliser les nutriments cachés dans les couches profondes.
- Féverole → racine épaisse, structure les sols lourds, enrichit en azote.
- Luzerne → pivot profond, très utile sur sols secs, fixation d’azote efficace.
- Radis fourrager → véritable “foreuse” de sol, décompacte les terrains tassés.
- Moutarde brune → racine puissante, bonne amélioration structurale et action.
- Tournesol → racine pivotante vigoureuse, améliore la porosité du sol, biomasse importante.
- Pois fourrager → combine racine pivotante et fixation d’azote.
- Sainfoin → adapté aux sols calcaires, pivots profonds, enrichit la biodiversité microbienne
Voici un tableau comparatif pour bien choisir vos espèces d’engrais verts à racines pivotantes, particulièrement bénéfiques en sol de potager argileux :
| Espèce d’engrais vert | Profondeur racinaire | Rôle principal | Atouts pour le potager |
| Féverole | 40-60 cm | Décompactage, fixation d’azote | Améliore la fertilité, excellente biomasse |
| Luzerne | Jusqu’à 1,50 m | Aération profonde, fixation d’azote | Très utile en sols secs, durable |
| Radis fourrager | 30-50 cm | Décompactage rapide | “Foreuse” de sol, limite l’érosion |
| Moutarde brune | 20-40 cm | Aération, effet biofumigant | Améliore la structure et limite certains parasites |
| Tournesol | 50-70 cm | Aération, production de biomasse | Pivot vigoureux, favorise la vie microbienne |
| Pois fourrager | 30-50 cm | Fixation d’azote | Bon apport en matière organique |
| Sainfoin | 60-80 cm | Aération des sols calcaires | Améliore la biodiversité microbienne |
Sol envahi de “mauvaises herbes” → Engrais verts couvrant rapidement
Lorsque votre potager est envahi par les mauvaises herbes, laisser le sol à nu n’est pas une solution : les adventices continueront de se développer et de puiser les nutriments essentiels à vos cultures. Dans ce cas, il est préférable de choisir un engrais vert à croissance rapide qui formera rapidement un tapis végétal dense et étouffera les plantes indésirables.
Parmi les espèces les plus efficaces pour cette fonction, on retrouve le sarrasin et la moutarde.
- Le sarrasin pousse très vite, couvre le sol et limite l’érosion, tout en enrichissant le sol en matière organique lorsqu’il est fauché ou incorporé.
- La moutarde, notamment la moutarde blanche ou brune, se développe rapidement, réprime la germination des adventices et possède un effet biofumigant naturel contre certains parasites du sol.
Leur semis doit être effectué de manière à couvrir rapidement la parcelle. Pour maximiser l’efficacité, il est conseillé de semer ces plantes en mélange avec d’autres engrais verts adaptés à vos objectifs : par exemple, un sarrasin associé à une légumineuse comme la vesce apportera à la fois couverture du sol et fixation d’azote.
Lorsque le sol est plutôt pauvre → Engrais verts producteur de masse végétale importante
En sol pauvre, sableux et léger, choisissez un mélange d’espèces à forte production de masse végétale (qui, en se décomposant, fertilisera la terre) et de légumineuses (fixant l’azote atmosphérique qui sera restitué aux cultures suivantes lors de la décomposition de l’engrais vert).
Exemples d’espèces légumineuses d’engrais verts :
- Trèfles (blanc, incarnat, violet) → couvre-sol dense, fixation efficace de l’azote.
- Luzerne → racine pivotante profonde, structure le sol et apporte beaucoup d’azote.
- Vesces (vesce commune, vesce velue) → croissance rapide, très utile en mélange avec céréales.
- Féverole → grosses racines pivotantes, améliore la fertilité et l’aération en profondeur.
- Pois fourrager → pousse rapide, fixation d’azote, bon couvert hivernal.
- Lotier corniculé → tolérant aux sols pauvres et secs, utile pour stabiliser un terrain.
- Sainfoin → adapté aux sols calcaires, améliore la vie biologique du sol.
Exemples d’engrais verts très productifs en masse végétale :
- Seigle : énorme production de paille, idéal en hiver pour protéger et structurer.
- Avoine : croissance rapide, beaucoup de biomasse, facile à enfouir.
- Ray-grass d’Italie : couvre-sol dense, production abondante de fourrage/biomasse.
- Moutarde blanche : pousse fulgurante, gros volume vert en peu de temps (attention : gèle facilement).
- Phacélie : floraison mellifère + biomasse abondante, facile à broyer.
- Féverole : produit beaucoup de végétation + enrichit le sol en azote grâce à ses racines fixatrices.
- Vesce velue : en mélange avec céréales, produit une masse végétale impressionnante.
Le choix d’un engrais vert à forte production de biomasse dépend de la saison de semis, de la nature du sol et de l’effet recherché : structuration, fertilisation ou protection hivernale.
Voici un tableau comparatif pour vous aider à sélectionner l’espèce productrice de masse végétale la plus adaptée à votre potager biologique.
| Espèce d’engrais vert | Saison de semis | Production de biomasse | Atouts principaux |
|---|---|---|---|
| Seigle | Automne | Très élevée | Protège en hiver, structure le sol, couvre-sol dense |
| Avoine | Automne – Printemps | Élevée | Croissance rapide, biomasse abondante, facile à enfouir |
| Ray-grass d’Italie | Printemps – Automne | Très élevée | Couvre-sol très dense, étouffe les adventices |
| Moutarde blanche | Fin été – Automne | Élevée | Pousse fulgurante, gros volume vert en peu de temps |
| Phacélie | Printemps – Été | Élevée | Floraison mellifère, biomasse abondante, facile à détruire |
| Féverole | Automne – Printemps | Très élevée | Fixe l’azote, grosses racines pivotantes, aère le sol |
| Vesce velue | Automne | Très élevée (en mélange) | Fixation d’azote, pousse vigoureuse, excellente en association avec céréales |
Pour optimiser leur effet, on conseille souvent de semer ces plantes en mélange : une légumineuse (fixatrice d’azote) associée à une céréale (productrice de biomasse). Par exemple, un mélange de vesce velue et de seigle fournira un couvert végétal dense, riche en azote et facile à incorporer au sol.
En enfouissant ou en laissant se décomposer cette masse végétale, vous améliorez durablement la fertilité de votre sol, tout en stimulant la biodiversité souterraine.
Choisir également en fonction de la culture suivante
La sélection de vos engrais verts ne doit pas se limiter à l’état de votre sol : il est essentiel de penser à la culture qui suivra. Chaque légume ou plante a des besoins spécifiques en nutriments, et certaines familles végétales ne doivent pas se succéder directement pour éviter l’épuisement du sol ou la propagation de maladies.
Les légumes gourmands
Les légumes fruits tels que tomates, poivrons, courgettes, aubergines ou poireaux sont particulièrement exigeants.
Pour préparer le sol, privilégiez des mélanges d’engrais verts qui produisent une grande biomasse et qui contiennent des légumineuses fixant l’azote.
Ainsi, avant une culture de tomates, vous pouvez par exemple semer un mélange seigle/vesce ou phacélie/trèfle.
Ce ne sont ici que 2 exemples. Mais retenez cette combinaison (engrais vert producteur de biomasse + légumineuse), particulièrement apte à nourrir le sol en nutriments et donc favorable à la croissance des légumes venant après le couvert végétal.
Les légumes racines
Les légumes racines, comme carottes, radis, panais ou betteraves, préfèrent un sol meuble et léger en surface.
Avant de les semer, optez pour des engrais verts à racines traçantes ou pivotantes qui ameublissent la terre, comme le radis fourrager ou le seigle.
Ces plantes travailleront la profondeur du sol, améliorant l’aération et la pénétration de l’eau.
Les cultures sensibles aux maladies
Certaines cultures, comme les choux, sont sensibles aux maladies spécifiques de leur famille (crucifères).
Évitez donc de semer une moutarde ou un colza avant ces légumes.
À la place, choisissez une légumineuse ou une graminée pour ne pas épuiser les mêmes éléments nutritifs et limiter les risques sanitaires.
Mélanges pour sols multi-problématiques
Souvent, un sol présente plusieurs défis à la fois : tassement, mauvaises herbes, faible fertilité.
Dans ce cas, un mélange d’espèces est idéal : associez une légumineuse pour l’azote, une racine pivotante pour ameublir le sol et une plante couvrante pour limiter les adventices.
Vous obtenez ainsi un sol bien préparé pour accueillir presque toutes les cultures suivantes.
Cultiver des engrais verts
Où acheter des engrais verts bio ?
Voici quelques adresses de semenciers bio proposant des engrais verts :
Quand et comment semer les engrais verts au potager bio ?
Les engrais verts se sèment avant ou après la culture principale, évitant ainsi de laisser une parcelle à nue.
Les espèces à semer au printemps

Les parcelles destinées aux cultures d’été qui ne seront pas mises en place avant le mois de mai (tomates, concombres, aubergines, poivrons, courges) peuvent être ensemencées avec un engrais vert de printemps, ou mieux encore par un mélange.
Semez vos engrais verts alors suffisamment tôt (tout début de printemps) si vous voulez qu’ils aient le temps de se développer. Ce n’est donc pas possible partout.
En revanche, les parcelles destinées aux légumes d’hiver (carottes, poireaux, choux, radis d’hiver, céleri, chicorées, panais…) profiteront parfaitement d’une culture préalable d’engrais verts.
Voici trois exemples de mélanges de printemps (les poids indiqués correspondent aux quantités de semences à l’are) :
- Vesce (1 kg) + avoine (800 g) ;
- Pois (1,2 kg) + avoine (800 g) ;
- Vesce (600 g) + pois (700 g) + avoine (700 g).
Ces 3 premiers mélanges sont à semer début mars (avant les cultures d’hiver qui seront implantées à partir du mois de juin) – Végétation importante.
- Épinards : à semer en mars sur des rangs distants de 40 cm sur les parcelles destinées aux cultures d’été. On pourra consommer une partie des épinards, le reste étant fauché et utilisé comme mulch. On peut effectuer des semis entre les rangs d’épinards.

Les espèces à semer pendant l’été
Semez les engrais verts d’été sur les parcelles libérées pendant l’été (après une culture de printemps de pommes de terre, de pois ou de fèves par exemple).
Les espèces les plus couramment utilisées sont :
- Mélange vesce (1 kg) + avoine (800 g) ;
- Sarrasin (800 g) ;
- Moutarde (150 g) ;
- Colza (200 g).
Après une culture de culture de légumineuses, on sèmera de préférence du sarrasin ou une crucifère (moutarde ou colza).
Les espèces à semer à l’automne

Semez les engrais verts d’automne sur les parcelles libérées en septembre/octobre.
- Si vous voulez semer tôt au printemps, sélectionnez une espèce à croissance rapide : en général de la moutarde. Il est impératif de semer avant le 15 septembre ;
- Sinon, semez des végétaux résistants au gel : vesce d’hiver + seigle par exemple. Cet engrais vert assurera une couverture efficace du sol pendant tout l’hiver et fournira une importante masse végétale bénéfique aux cultures exigeantes (légumes fruits) qui seront mises en place en fin de printemps (deuxième quinzaine de mai/juin).
Détruire l’engrais vert
Les engrais verts se fauchent en début de floraison (masse organique à son maximum) et donc avant la formation des graines (pertes de nutriments et risque de propagation de l’engrais vert).
Vous avez alors 2 possibilités :
- Vous voulez établir une culture tout de suite après : fauchez le couvert végétal (ou arrachez-le). Puis enlevez-le pour le mettre au compost (ou comme mulch sur une parcelle qui ne sera pas ensemencée dans l’immédiat). Il est, en effet, impératif d’enlever toute végétation afin d’éviter le phénomène de faim d’azote (conséquence de la concurrence des besoins en azote pour la décomposition des matières organiques et les besoins en azote des plantes cultivées). Préparez ensuite la terre pour semer ou planter.
- La parcelle ne sera pas « exploitée » dans l’immédiat : après l’avoir fauché, vous pouvez laisser l’engrais vert sur place, comme mulch, ou encore le broyer pour l’incorporer en surface (avec une Grelinette ou un cultivateur). 2 ou 3 semaines après, les végétaux fauchés auront amorcé leur décomposition et vous pourrez, après avoir ameubli le sol à la Grelinette ou à la Campagnole, mettre en place la culture souhaitée.
En cultivant des engrais verts adaptés à votre sol et à vos cultures, vous améliorez la fertilité, réduisez les mauvaises herbes et favorisez la biodiversité. Expérimentez des mélanges selon vos objectifs et découvrez la magie d’un sol vivant. Continuez votre exploration avec mon article “phare” sur la fertilisation naturelle.
Ou mieux encore : retrouvez directement tous mes conseils pour fertiliser au mieux la terre de votre potager dans mon guide pratique Mon Potager au Naturel.
Les engrais verts plus en détail
- La phacélie
- Le seigle
- La féverole
- Le sorgho
- Le trèfle incarnat
- La végétation spontanée… Le meilleur des engrais verts ?
- Créez vos mélanges d’engrais verts !
- Mélange hivernant 100% légumineuses
- Engrais verts qui ne poussent pas : 5 erreurs à corriger
- Engrais verts au printemps : quand et comment les faucher au potager bio
FAQ – Erreurs fréquentes avec les engrais verts
Pourquoi semer des engrais verts plutôt à l’automne ?
Semer à l’automne permet de couvrir le sol avant les pluies et gelées, retenir les nutriments, améliorer l’humus pendant l’hiver, et repartir fort au printemps. Le seigle et la vesce d’hiver sont particulièrement adaptés.
Quels problèmes si le semis est trop tardif ?
Un semis tardif ne permet pas à l’engrais vert de bien se développer avant l’hiver. Le sol risque de rester nu, avec moins de protection et moins d’apports nutritifs pour la prochaine saison.
Quel engrais vert pour sol argileux ?
Le radis fourrager ou la luzerne sont excellents pour décompacter les sols argileux, tandis que le seigle ajoute une bonne couverture pour éviter le tassement.
Quels engrais verts pour limiter les mauvaises herbes rapidement ?
Sarrasin et moutarde blanche poussent très vite, couvrent le sol et étouffent les adventices. Semés en mélange, ils amplifient leur efficacité.
Quels engrais verts pour un sol sableux, léger ?
Pour enrichir une terre sableuse, associez une légumineuse (fixatrice d’azote) à une céréale (grosse productrice de biomasse). Par exemple : vesce + seigle.
Que se passe-t-il si l’espèce choisie est mal adaptée ?
Certaines plantes ne conviennent pas à votre type de sol ou à la saison. Par exemple, un trèfle semé en automne peut ne pas lever correctement. Il est important de choisir l’espèce en fonction de votre sol et de la période de l’année.
Peut-on enfouir trop profondément un engrais vert ?
Oui, un enfouissement trop profond empêche la décomposition correcte et la libération des nutriments. Il vaut mieux laisser une partie de la biomasse à la surface ou incorporer légèrement dans les premiers centimètres.
Quels risques si l’on laisse les engrais verts monter trop en graines ?
Si vous laissez les plantes fleurir et se ressemer, elles peuvent devenir envahissantes et concurrencer vos futures cultures. L’engrais vert perdra également de sa valeur nutritive. Il est préférable de faucher ou d’incorporer avant la formation des graines.
Comment corriger un semis raté ou une croissance faible ?
Si la levée est faible, vous pouvez semer une nouvelle espèce adaptée à la saison ou compléter avec un paillage vert (tontes, compost léger) pour protéger le sol et l’enrichir en matières organiques.
Ouvrages de référence
- Engrais verts et fertilité des sols, par Joseph Pousset (Editions France Agricole)
- Guide des engrais verts au jardin, par Gilles Domenech (Editions du Terran)
- Les clés d’un sol vivant, par Blaise Leclerc – Jean-Jacques Raynal (Editions Terre Vivante)
- Le Guide Terre Vivante du potager pio, par Jean-Paul Thorez – Christian Boué (Editions Terre Vivante)
- Mon Potager au Naturel, par Gilles Dubus (Editions du Jardinier Bio)
- Le guide Terre Vivante des légumineuses, ouvrage collectif par Pascal Aspe, Claude Aubert, Blaise Leclerc, Jean-Jacques Raynal (Editions terre Vivante) – Malheureusement plus édité, mais trouvable d’occasion…






Bonsoir Gilles,
j’ai une question concernant l’utilisation de l’engrais vert au potager.
Je sème depuis quelques années un mélange sur les emplacements qui se vident succesivement. Le mélange c’est: fèveroles, phacélie, lin, sarasin, avoine. Après l’hiver il ne reste plus qu’un tapis de tiges mortes que j’enlève avant de travailler la terre avec la grelinette. Je ne mets que rarement (tout les 3 à 4ans) du fumier de vache à l’automne.
Est-ce-que l’emploi d’engrais vert peut-il remplacer totalement le fumier de vache?
Merci d’avance pour ta réponse,
Roger
Bonjour Roger,
Ce sont de toute façon 2 types d’apports différents… donc l’un ne remplace pas l’autre. Ce qui ne veut pas dire que les 2 soient indispensables… ça dépend de l’état du sol et de sa richesse…
Hors sujet.
Il y a quelque temps, Gilles, vous me demandiez ce qu’était advenue mon expérience, concernant l’efficacité de la valériane en temps que plante répulsive de la piéride. Ce jours là et rien que lui, j’avais trouvé deux ou trois groupes de ces petits oeufs jaunes. Aussitôt, je les ai écrasés. Depuis je n’en ai plus vu et par conséquent, aucune chenille à ce jour.
Merci à toutes et tous
Bonjour tous,
Voici ma modeste expérience de jardinière débutante.
J’ai une petite parcelle de 25 m2, avec un terrain bien lourd, propice à la renoncule rampante, au liseron et au chardon !
Sur une si petite surface, pas facile d’y semer des engrais verts, car il y a toujours des légumes en place !
Je tente cet automne la phacélie un peu partout entre les rangs de légumes, et du mélange d’automne de chez Germinance. J’enterrerai tout en février, que tout soit “digéré” avant les premières cultures (je suis en Haute-Savoie, en plaine, du coup les premiers semis sont tard dans le printemps, à part les petits pois).
Les pommes de terre ont aussi été un super décompactant de la terre, et j’enterre toutes les feuilles de légumes, ou je les utilise en paillage.
Au bout de 5 ans, la terre s’est bien améliorée. Il n’y avait pratiquement pas de vers de terre et autres bestioles, c’est maintenant très “habité”.
On verra au printemps ce qu’aura donné la tentative des engrais verts, et si je persévère dans leur utilisation.
En tout cas, merci Gilles pour tous les bons conseils !
Jocelyne
Bonjour et modestement…
Sur les parcelles libérées mi août. Ail Oignons échalotes. Je sème de la phaceli quand elle est fleurie je la roule et je mets 20 cm de foin par dessus. Au printemps il ne reste qu une petite épaisseur de foin décortiqué
Complément d’information :
Le trèfle incarnat et la vesce d’hiver ont la particularité d’enrichir le sol en acides aminés et en protéines, donc à la formation d’humus.
Edwin Scheller
Bonjour à tous,
Nouvellement installée en Vendée, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir un terrain absolument consternant : 80 cm de glaise à faire des pots, orange vif, aggravée par un an de chantier de construction. Mieux encore, le paysagiste chargé de “refaire la pelouse” (au vrai, il avait déjà à remettre le terrain à plat : celui-ci ressemblait plutôt au chantier de la Transamazonienne) a pulvérisé du désherbant partout en octobre 2020, puis remis les semis à fin mars 2021. Le terrain a donc passé six mois absolument nu – plus même une mauvaise herbe.
Y faire un pas, un seul, était la garantie d’avoir un bon kg de glaise orange collée à la semelle. Et je dis bien COLLEE.
Bon. Arrive le printemps ; la nature est bien faite et des trucs ont poussé finalement sur la bande, 20m sur 1,5m, que je comptais consacrer au potager : du chénopode, des chardons, du pourpier, du chiendent et puis des centaines de pieds de liseron.
J’ai renoncé à faire un potager là tout de suite.
Après avoir potassé quelques sites, dont celui-ci et le Guide du Potager, j’ai semé de la phacélie, de la vesce, de la luzerne et du seigle.
Et puis j’ai attendu. Rien arrosé (même pas l’été 2022), rien retiré, rien coupé, rien fait du tout en fait pendant 18 mois, sauf me réjouir parce qu’un hérisson est venu(e) y faire ses petits dès le 2ème été.
Je viens finalement d’aller dégager un peu des trucs (au-dessus de la surface). J’ai été stupéfaite de découvrir qu’après finalement si peu de temps la terre est devenue souple, d’une belle couleur brun sombre, d’une texture idéale – je peux y enfoncer mes doigts sans forcer. Il n’y a plus un chardon, plus un pourpier, plus un chénopode. Un seul pied de rumex et une petite zone de liserons survivants, mais souffreteux.
Il me reste, d’accord, à découvrir comment me débarrasser de la luzerne – ça a de bonnes racines, ce machin.
A moins… à moins que je la laisse travailler encore un peu ?
C’est peut-être aussi le moment de passer à un semis de moutarde blanche ?
En tout cas, je suis témoin : d’une part, les engrais verts, c’est drôlement puissant ; d’autre part, la nature est vraiment une merveille.
Bonjour Marie-Hélène,
Merci pour ce témoignage bien détaillé.
Bon, compte tenu de ce que vous dites de votre terre, et du fait qu’il reste encore du liseron, personnellement, je travaillerais la terre (à la Grelinette ou à la Campagnole, en sortant un maximum de racines de Luzerne… ce qui la limitera par la suite), puis je sèmerais en effet de la moutarde.
Après, il est aussi possible de laisser toute cela en place jusqu’au printemps; mais vous aurez alors probablement pas mal de repousses de luzerne au sein des cultures…
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles
Peut on utiliser les engrais vert pour tunnel et serre
Dans l affirmatif lesquels semer
Merci de votre réponse
Cordialement
Claude
Bonjour Claude,
Oui, bien sûr.
Le choix de l’engrais vert dépend avant tout de l’état du sol et donc du but recherché :
Un site comme Germinance précise ce genre de caractéristiques et vous permettra donc de faire vos choix.
Et des mélanges sont possibles (une terre est souvent en même temps tassée et envahie d’adventices).
Cordialement,
Gilles
Bonjour, nous avons un terrain de 2500 mètres carrés qui a été longtemps abandonné. Beaucoup de chardons s’y font installés, ce terrain servira de club canin, pouvez vous nous aider à trouver une solution pour éradiquer ces chardons pour éviter les blessures aux pattes des chiens. L’engrais vert serait il une solution à notre problème ? Et comment pourrions nous procéder ? Merci à vous
Bonjour, j’ai une haie de hêtre de 11m de longueur, j’aimerais mettre un engrais vert à la place de ma bâche de paillage. ma terre est assez argileuse et j’aimerais améliorer la structure du sol par ce biais. Quel variété me conseillez vous est une bonne idée ?
Bonjour Gilles,
Merci pour votre site que je découvre, une incroyable ressource pour les jardiniers amateurs ! Je prépare me engrais verts pour l’automne à venir, et j’ai un mélange seigle veisce d’hiver. Je souhaiterais y ajouter une crucifère pour un travail en profondeur, mon sol étant argileux et collant au printemps. Que recommanderais tu ? Je suis en Savoie.
Merci d’avance et cordialement.
Marc
Bonjour Marc,
Désolé pour le temps de réponse…
Pourquoi pas de la moutarde.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
j’ai semé l’an dernier mon gazon sur un terre argileuse et pauvre (la terre de surface a été enlevée) sur un terrain de 350m².
Résultat catastrophique, malgré un très bon arrosage, le gazon ne se développe pas, il mesure quelques centimètres depuis l’automne dernier et dépérit de plus en plus. Je ne fais que tondre les mauvaises herbe, qui, elles, se développent sans soucis!
J’aimerais recommencer à zéro en améliorant la qualité de la terre et sans investir dans une tonne d’engrais chimiques ou de produits onéreux.
On m’a conseillé les engrais verts, mais j’avoue ne pas savoir comment procéder.
Puis-je semer l’engrais par dessus le gazon après l’avoir tondu à raz? En grattant un peu la terre en surface?
Je vis dans le Pas de Calais et je compte faire ça à partir de septembre.
Merci d’avance pour vos conseils !
Anthony
Bonjour Anthony,
Si vous procédez comme vous l’imaginez soit l’engrais verts lèvera mal du fait de la concurrence avec le gazon et les herbes spontanées (qui n’ont rien de “mauvaises”… elles se développent “sans soucis” tout simplement parce qu’elles sont à leur place, contrairement à un gazon…), soit il se développera correctement et étouffera le gazon… Je pencherais à priori plutôt pour la première hypothèse.
Pour faire les choses correctement, vous devez repartir de zéro… c’est à dire commencer par préparer la terre (désherbage, ameublissement et affinage soit à la Grelinette, soit au motoculteur) puis semer votre engrais verts en début d’automne…
Je vous conseillerais alors un engrais vert longue durée (par exemple le mélange d’engrais vert cycle long proposé par Germinance ici) permettant de couvrir le sol jusqu’à l’automne suivant (qui est la meilleure période pour semer un gazon).
Mais bon, cela dit, personnellement, c’est plutôt le gazon que je considère comme un “mauvaise herbe”… une pelouse naturelle, avec des fleurs spontanées, est à mon sens bien plus jolie et surtout favorable à la biodiversité… mais cela n’engage que moi.
Cordialement,
Gilles
Merci pour vos précieux conseils!
je suis également en faveur de pelouse naturelle, mais vivant dans un lotissement régit par certaines règles, je me suis tourné naturellement vers le gazon.
Existe-t-il des alternatives au gazon et qui permettrait de garder le côté “terrain de jeu” pour les enfants et si possible pas envahissant par respect pour les voisins?
j’ai un souvenir d’enfance de la pelouse de trèfles de mon grand-père, mais je ne sais pas si c’est réalisable et durable sur mon type de terrain…
Laissez simplement pousser ce qui doit pousser… et tondez pour maintenir le terrain de jeu… vous aurez alors une “pelouse” naturelle adaptée à votre terre et même améliorante (parmi les adventices qui vont se développer, nombreuses seront celles qui seront là pour décompacter votre terre argileuse) et même favorable à la biodiversité pourvu que vous ne tondiez pas tout en même temps.
Bonjour
Article intéressant .
Je me tel are nef sur les engrais vers cette année , en mélange . Petite précision : je suis étonné de la remarque sur la destruction de l’engrais et de la mise en culture . Voys indiquez qu’il faut éviter de laisser sur place l’engrais fauche si on veut implanter des cultures immédiatement à cause de la faim d’azote . Je suis plutôt intrigué car il me semblait que les engrais étaient plutôt à rapport c/n bas ou équilibré , donc sans impact majeur à ce sujet . Dans mon esprit la faim d’azote se manifeste davantage avec des produits plus carbonés comme de la paille . Avec des engrais verts, n’est on pas dans un produit proche du foin ?
Bonjour François,
En effet, la faim d’azote est plus fréquente avec des matériaux fortement carbonés.
Mais, même s’ils sont relativement équilibrés à ce niveau, les engrais verts, tout au moins si on les à laisser se développer tout l’hiver, contiennent, notamment dans leurs tiges, une proportion non négligeable de lignine (matériaux carbonés). Et donc les micro-organismes, normalement chargés de libérer les éléments minéraux pour les mettre à disposition des cultures, se trouveront accaparés à décomposer cette lignine. Aussi si vous laissez les résidus d’engrais verts et semer ou planter directement derrière le fauchage, une faim d’azote est fort possible.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
J’ai l’intention de créer un verger sur un terrain argileux et en pente et qui sera humide puisqu’au Pays Basque où nous avons 1.50m de pluie par an…
Afin d’éviter l’entretien et favoriser la biodiversité je souhaiterais accompagner ce verger d’engrais verts et je comptais planter du trèfle, de l’avoine et de la phacélie après lecture de votre article sur les arbres fruitiers. Mon but serait de l’entretenir le moins possible et de ne pas le faucher, du coup pensez-vous que cela soit une bonne idée? Est-ce que le fait de ne pas faucher ne va pas appauvrir le sol et empêcher le verger de se développer?
Je vous remercie d’avance pour vos éclaircissements.
Bonjour Marie,
Un engrais verts non fauchés va finir par faire des graines, et donc consommer une quantité importante d’éléments minéraux…
Mieux vaut faucher…
Bonjour,
j’ai débuté cette année un petit potager extérieur et sous serre dans un jardin qui n’avait jamais été travaillé. Autour de la zone cultivée, j’ai laissé l’herbe et les plantes qui poussent spontanément. Lors de grosses pluies d’orage alors qu’il n’avait pas plu depuis presque 1 mois, j’ai constaté que le sol était vite saturé car de l’eau remontait dans la serre (j’avais préparé des trous en vue de plantations). Je précise que j’habite dans les côtes d’Armor et la terre est très argileuse. Je m’intéresse donc aux engrais verts que je pourrais semer et laisser en même temps que mes cultures (en plus des autres plantes spontanées), dans le but d’avoir une couverture du sol permanente et peut-être mieux gérer les pluies. J’ai cru comprendre que certains le font, et fauchent de temps en temps pour laisser les cultures se développer. En revanche, ils n’arrachent pas les racines qui apportent des nutriments en se décomposant dans le sol et laissent les plantes se décomposer en surface, ce qui ne semble pas poser de problèmes (vous parlez de faim d’Azote dans ce cas?) et même un avantage vis à vis des limaces. J’aimerais savoir si des personnes ont cette pratique et avoir un retour d’expérience (est ce faisable lorsqu’on débute?). Merci beaucoup,
Julie
Bonjour Julie,
Cet article, écrit par Benoit (malheureusement plus très présent sur le blog… mais aux dernières nouvelles, il poursuit son chemin, professionnellement, en permaculture) devrait vous intéresser : https://www.un-jardin-bio.com/couverts-permanents-essais-de-couverts-vivants-au-jardin-bio/
Cordialement,
Gilles
Les fautes d’orthographe sont plus faciles à traiter que les mauvaises herbes, leur éradication est définitive.
Quand deux verbes se suivent le deuxième est à l’infinitif :
« Il faut faucher, on va amorcer »
Mais jamais d’infinitif après l’auxiliaire être ou avoir :
« Après avoir fauché, on aura amorcé, ils sont plantés »
Ce n’est pas plus compliqué que le jardinage.
Bonjour,
Une autre chose est à mon sens facile à traiter… la politesse !!! Mais il est vrai que les donneurs de leçons sont rarement polis.
Ok, on est d’accord… Mais tenez un blog, et on verra si vous ne faites jamais de fautes (par d’orthographe, mais de grammaire en l’occurrence… quand on donne des leçons, il est bien d’être crédible)…
Cela dit, je connais les règles que vous énoncez… et je me relis, mais certaines fautes m’échappent. Pardon Ô grand maître !
Je tiens à préciser que ce n’est pas le fait que l’on me signale une faute qui me fait répondre de la sorte (quand c’est fait avec courtoisie, je remercie, simplement)… mais le ton dédaigneux du commentaire.
Gilles
bonjour, très intéressant effectivement.je voudrais savoir quel engrais vert semer après mes tomates pour”régénérer” mon sol afin de pouvoir les replanter l’année prochaine au même endroit.est-ce faisable?
Après avoir lu tout ca, je me demande si j’ai bien fais de mettre de l’engrais vert dans ma serre. C’est pour y cultiver des tomates.Dois je enlever et jeter tout, où retourner l’engrais vert dans la terre, en surface si j’ai bien lu .Merci de vos conseils.
Bonsoir , j’ai un potager qui a été amendé avec des fumiers depuis une 15aine d’années, fumier de bovin principalement, c’est une terre, argileuse, depuis 1 an j’essaie la permaculture avec d’étonnant bons résultats, j’ai semé de la vesce et du seigle en septembre, 2019, j’aimerai savoir quelle rotation pour les engrais verts, que prévoir en septembre prochain ?
Je vais coucher l’engrais vert vers le 15 mars, sous toile de paillage, pour 3 semaines avant les plantations dans les parcelles.
Est ce que je mets le paillage tout de suite après ou vaut il mieux attendre ?
Quel paillage serait le meilleur , tonte d’herbe avec du foin, ou herbe et paille, subissant une invasion de taupes je préfère éviter l’invasion des limaces dans la foulée, si c’est possible, il semble que la paille attire plus les limaces, que me conseilles tu ?
d’avance merci pour les conseils, bonne soirée.
Bonjour Bernard,
Je n’aime pas vraiment répondre à ce genre de questions sans des échanges plus approfondis sur la durée, car un avis sans une vue plus globale de la situation n’est pas forcément pertinent (c’est la raison pour laquelle je propose un accompagnement personnalisé sur une année).
Par exemple, concernant ta question sur l’engrais vert l’an prochain, en fait ça dépendra de l’état du sol à ce moment… s’il est alors bien meuble, une culture d’engrais verts ne sera tout simplement pas indispensable (et une couverture permanente peut alors plus appropriée)…
De même, pour le paillage, d’une manière générale, je déconseille de couvrir le sol alors qu’il n’est pas réchauffé (voir ici), mais ne sachant pas quel est ton climat, il est difficile d’être plus précis.
Sinon, pour les limaces, en réalité, je pense que ça dépend plus des essences composant le foin ou la paille que le fait que ce soit de la paille ou du foin. Et, par ailleurs trop de paramètres (temps, sol, équilibres naturels…) entrent en jeu pour pouvoir définir une règle… seuls des tests en situation réelle peuvent donner des indications sur le type de paillage qui conviendra le mieux.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles,
Un petit retour intéressant j’espère : j’ai semé mes graines de potiron entre des rangées de seigle/vesce, et j’ai attendu qu’ils soient germés qu’ils aient pris un peu de hauteur pour faucher les seigles et arracher la vesce. (J’ai un peu trop attendu, je voulais voir la vesce en fleurs !) Et j’ai constaté que les pieds n’avaient pas été touchés par les limaces et escargots, alors que je ne sais pas comment les détourner au printemps. Je pense que les rangées de seigle ont dû faire une barrière naturelle ( peut-être olfactive aussi ?)
La Question : par ailleurs tu n’as pas parlé du soja (vert). J’en sème parce que j’en utilise Et pour engrais verts. Je ne les ai pas vus fleurir et voilà déjà les gousses; C’est très facile et ça résiste très bien au climat sec que nous avons. Est-ce ce que peux espérer le double bénef de la graine et de l’engrais vert ?
Merci pour ta réponse
Marie
Bonjour Marie-Sylvaine
Un engrais verts doit être détruit avant la formation des graines… car la formation de ces dernières pompent une grande part des éléments minéraux contenus dans la plante. Il faut donc faire un choix : engrais verts ou récoltes du grain.
Cordialement,
Gilles
Bonjour, tout ce sujet est très intéressant et très discuté…
Je vous recommande les vidéos de ver de terre production , de maraîchage sol vivant…
Selosse recommande de détruire les engrais verts après la fin de la floraison pour avoir de la ‘lignine dans le sol
Je n’arrive pas a mettre le lien mais recherchez youi tube ver de terre production,selosse
C’est passionnant…