En septembre, on sent l’automne arriver… mais le jardin n’a pas dit son dernier mot. Il reste tout à fait possible de semer et de planter en septembre, à condition de tenir compte de votre climat (Nord/Sud, altitude) et, si besoin, de jouer un peu avec les protections (voile, châssis, tunnel).
Dans cet article, je vous propose des repères simples, organisés par zone du jardin : d’abord le potager (semis en pépinière, semis en place, plantations), puis le verger (surtout les récoltes et quelques gestes utiles), et enfin le jardin d’ornement (vivaces, bulbes, boutures et entretien des massifs).
L’objectif est que vous puissiez, en quelques minutes, savoir quoi installer tout de suite, quoi surveiller, et quoi garder pour plus tard. Et si vous avez un doute sur un semis ou une plantation chez vous, fiez-vous au bon sens : sol encore chaud = reprise rapide, nuits fraîches = protection bienvenue.
Potager en septembre : que semer, que planter et quels travaux faire
Travaux d’entretien au potager en septembre
En septembre, vous pouvez étêter et effeuiller les pieds de tomates pour favoriser la maturation des fruits restants (qui peuvent avoir un peu de mal à mûrir avec moins d’ensoleillement). Profitez-en aussi pour retirer les feuilles franchement malades et dégager les grappes : l’air circule mieux, et la rosée sèche plus vite.
Et si vous voulez créer un nouveau potager, ou simplement une nouvelle parcelle de culture, c’est un excellent moment pour vous y mettre. Voyez ici pourquoi il est mieux de créer son potager à l’automne, et comment faire.
C’est aussi le bon timing pour commencer à nettoyer les plates-bandes libérées. L’idée n’est pas de faire « propre » pour faire joli, mais de remettre de l’ordre : retirer les tuteurs inutiles, enlever les plants épuisés, trier ce qui peut rester sur place, et préparer le terrain pour les cultures d’automne ou les engrais verts.
Rassemblez les matières organiques (résidus de culture, déchets ménagers, fumiers, feuilles mortes, tontes…) en tas pour préparer un nouveau compost. En alternant « sec » (feuilles) et « humide » (tontes, épluchures), vous évitez le tas qui pourrit d’un côté… et celui qui ne démarre jamais de l’autre.
Brûlage des déchets verts : interditOn recommande parfois de brûler les plantes atteintes par des maladies. C’est aujourd’hui totalement interdit, même avec un incinérateur (voyez ici).
Plantes malades : compost possible, avec un minimum de prudenceVous pouvez très bien mettre au compost des plants atteints par le mildiou (ou autres maladies cryptogamiques). Pour limiter les risques, l’idéal est d’avoir un compost qui « travaille » vraiment : tas assez volumineux, mélange équilibré, humidité correcte et, si possible, une montée en température.
On entend parfois parler d’un effet « vaccin » via le compost. Je reste prudent sur l’idée, mais un compost bien mené nourrit surtout la vie du sol, et c’est déjà une excellente base pour des plantes plus robustes.
Vous pouvez aussi laisser une partie des résidus de cultures directement sur les planches : c’est une forme de paillage « sur place ». Recouvrez ensuite ces déchets végétaux par des feuilles mortes, par exemple. Le sol reste couvert, et la vie souterraine continue son travail tranquillement.
Cas particulier : maladies à virusL’interdiction de brûler est plus problématique pour les maladies à virus, pour lesquelles le compostage ne suffira pas forcément. Dans le doute, mieux vaut alors les emporter en déchetterie. Le circuit derrière (compostage puis redistribution) peut poser question, mais à l’échelle du jardinier amateur, c’est souvent la solution la plus raisonnable.
Voyons maintenant les légumes qu’il est possible de semer et de planter au mois de septembre.
Que semer en pépinière en septembre ?
En septembre, vous pouvez semer en pépinière (en godets, en terrine, ou sur une petite planche dédiée dans la serre ou un châssis), afin d’obtenir des plants réguliers à repiquer plus tard. C’est souvent plus simple pour sécuriser la levée, surtout quand les nuits fraîchissent et que les limaces se réveillent.
- des épinards d’hiver
- de la mâche
- des choux pommés de printemps
- des choux-fleurs de printemps
- des laitues d’hiver ou de 4 saisons
- des oignons blancs
- du persil
Astuce : facilitez la levée en fin d’étéGardez le substrat frais (sans détremper), ombrez légèrement les semis lors des journées encore chaudes, et protégez si besoin des limaces. Une levée régulière maintenant, c’est des plants vigoureux à repiquer au bon moment.
Que semer en place en septembre ?
En septembre, vous pouvez semer directement en place. Le sol est souvent encore chaud, ce qui aide la levée, mais surveillez bien l’humidité : un semis qui sèche au mauvais moment, et il vous le fera payer sans état d’âme.

- épinards d’hiver
- mâche
- laitues d’hiver ou des 4 saisons
- navets hâtifs
- engrais verts (moutarde, vesce, seigle)
- coriandre
Astuce : sécurisez la levée quand les nuits fraîchissentAprès le semis, arrosez finement, puis maintenez le sol frais quelques jours (paillage léger ou voile si nécessaire). Et si une période sèche s’annonce, mieux vaut semer un peu moins… mais arroser mieux.
Que planter en septembre au potager ?
Au potager, vous pouvez planter en septembre des légumes déjà bien enracinés (plants en motte, en godets, ou jeunes plants achetés). La reprise est souvent excellente tant que le sol reste tiède, mais pensez à arroser à la plantation, puis à maintenir une humidité régulière pendant une semaine ou deux.

- des choux brocolis
- des choux chinois
- des choux-raves
- des épinards
- des fraisiers
- des laitues d’hiver
- de la mâche
À semer ou à planter ?Pour certains légumes (mâche, laitues, épinards), les deux options existent : semis si vous voulez de la quantité, plantation si vous cherchez surtout à sécuriser et gagner du temps. L’important, c’est d’adapter à votre météo et à votre disponibilité pour l’arrosage.
Pour de superbes cultures dans les années à venir, plantez de la consoude !
Les récoltes en septembre
Les récoltes battent toujours leur plein en septembre. C’est le moment de cueillir régulièrement, de trier au fur et à mesure, et d’anticiper un peu la conservation (frais, cave, séchage, lactofermentation, congélation… selon les légumes et votre organisation).

- aubergines
- betteraves
- blettes
- carottes
- chicorées frisées et scaroles
- céleri
- choux-fleurs
- choux pommés
- concombres
- courges (les courges seront récoltées par temps sec et le plus tard possible : le fruit doit se détacher facilement, pour une meilleure conservation. Récolter avant les premières gelées)
- courgettes
- fenouil
- haricots
- laitues
- maïs
- patates douces
- poireaux
- panais
- poivrons et piments
- pommes de terre
- tomates
Astuce : soignez la récolte des courges pour qu’elles se gardentCoupez en conservant le pédoncule avec le fruit, manipulez sans choc, puis laissez ressuyer quelques jours au sec si possible. Une courge blessée, c’est souvent une courge qui ne passera pas l’hiver.
Les travaux au verger au mois de septembre
Le mois de septembre est souvent le plus réjouissant pour ce qui concerne le verger. On est encore dans l’abondance, et c’est justement le bon moment pour combiner récolte, tri, conservation… et deux ou trois gestes simples qui éviteront des soucis plus tard.
Récolter au bon moment

Selon les variétés et votre région, septembre peut être le mois des pommes, des poires, des pêches tardives, des prunes, des figues, des framboises, des mûres et des raisins. L’idéal est de récolter par temps sec, en manipulant les fruits avec soin (les « petits chocs » d’aujourd’hui deviennent souvent des pourritures de demain).
- Pommes et poires : cueillez au fur et à mesure de la maturité, plutôt que tout d’un coup.
- Raisins et figues : récoltez bien mûrs, surtout si vous ne comptez pas les conserver longtemps.
- Fruits abîmés : isolez-les immédiatement pour éviter qu’ils ne contaminent le reste.
Astuce : le tri, c’est la moitié de la conservationGardez à part les fruits « parfaits » (stockage), ceux à consommer vite (cuisine) et ceux déjà marqués (à transformer dans la semaine). Mélanger tout ça dans la même cagette, c’est inviter les moisissures à la fête.
Conserver et transformer
Si vous avez de belles quantités, prévoyez un peu de transformation (compotes, confitures, tartes, jus), et un mode de stockage adapté pour l’automne et l’hiver (pommes, poires). Pour des repères simples (cave, silo, conditions), vous pouvez vous appuyer sur ce guide de conservation.
- Stockage : choisissez un endroit frais et aéré, et vérifiez régulièrement les cagettes.
- Séchage : figues et prunes s’y prêtent bien si vous avez les conditions.
- Cuisine « anti-gaspi » : un fruit un peu marqué peut encore faire une excellente compote.
Petits travaux utiles (et souvent oubliés)
Septembre, c’est aussi le bon moment pour faire un peu de « ménage sanitaire » au verger : ramasser les fruits tombés, retirer ceux qui pourrissent sur l’arbre, et éliminer ce qui pourrait servir de réservoir de maladies. Sur ce point, si vous êtes confronté à des fruits qui brunissent et pourrissent, l’article sur la moniliose vous sera utile.
- ramassez régulièrement les fruits au sol (ils attirent aussi guêpes et indésirables)
- retirez les fruits franchement pourris encore accrochés
- sur jeunes arbres : arrosez si septembre est sec, puis paillez en gardant le tronc dégagé
Votre pêcher de vigne fatigue, ou vous avez envie d’en avoir un autre ? N’hésitez pas à récupérer les noyaux de pêche de vigne pour les multiplier.
Greffes en écusson à « œil dormant »
Septembre est aussi une période possible (selon votre région et l’espèce) pour réaliser des greffes en écusson dites à « œil dormant » : le bourgeon greffé ne se développera qu’au printemps suivant. Cette technique peut convenir, notamment, aux pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers.
Repère pratiqueOn réussit mieux quand le porte-greffe est encore bien « en sève » (écorce qui se décolle facilement) et que l’on travaille proprement : outil bien affûté, greffon prélevé le jour même, ligature soignée. Si vous débutez, entraînez-vous sur 2 ou 3 sujets plutôt que de viser tout le verger d’un coup.
Les travaux au jardin d’ornement en septembre
Au jardin d’ornement, septembre est un mois très intéressant : le sol reste souvent chaud, l’air se rafraîchit, et les plantations reprennent généralement mieux qu’en plein été. C’est aussi le moment d’anticiper les floraisons du printemps prochain… tout en gardant un œil sur l’entretien courant.
Semer des vivaces pour des floraisons au printemps
Vous pouvez semer des fleurs vivaces pour de belles floraisons dès le printemps prochain : rose trémière, centaurée, ancolie…
Astuce : semis de vivaces, pensez « humidité régulière »En début d’automne, les journées peuvent rester chaudes et assécher vite la surface du sol. Un léger ombrage et un arrosage fin (mais fréquent) pendant la levée font souvent la différence.
Planter pour des couleurs d’automne… et préparer le printemps

Plantez des chrysanthèmes, des asters et des échinacées pour des floraisons automnales. Profitez aussi de ce mois pour installer ou diviser certaines vivaces : elles auront le temps de bien s’enraciner avant l’hiver.
Plantez des bulbes (crocus, cyclamens, iris, narcisses, perce-neige, tulipes…) pour de belles floraisons au printemps prochain. Travaillez dans un sol souple, et évitez les excès d’arrosage : les bulbes aiment l’humidité… mais pas la noyade.
Bouturer et multiplier
Bouturez des rosiers, des fuchsias, des géraniums, des hortensias, des impatiens… Septembre est souvent favorable : la chaleur baisse, mais les tissus restent encore suffisamment « actifs » pour émettre des racines.
Repère pratique pour les bouturesPrélevez des tiges saines (sans fleurs), placez-les dans un substrat léger et maintenu frais, et mettez-les à l’abri du plein soleil. Un simple sac plastique perforé peut aider à garder une bonne humidité, sans transformer la bouture en soupe.
Entretien des massifs et de la pelouse
Supprimez les fleurs fanées (elles peuvent aller au compost). Désherbez et apportez du compost sur vos parterres de fleurs. Si vous avez une pelouse, scarifiez-la pour l’aérer et relancer sa vigueur avant l’hiver.
Taillez si besoin les rosiers, la lavande et, d’une manière générale, les arbustes ayant fleuri pendant l’été. En pratique, visez plutôt un nettoyage léger (fleurs fanées, bois mort, rameaux gênants) et gardez les tailles plus importantes pour les périodes les plus adaptées à chaque plante.
L’idée à retenirAu jardin d’ornement, septembre sert autant à « profiter encore » qu’à « préparer la suite ». En plantant maintenant, vous capitalisez sur un sol chaud et vous simplifiez le printemps prochain.
Les travaux figurant ci-dessus ne constituent évidemment pas une liste exhaustive de tout ce qui peut être effectué au jardin au mois de septembre (c’est presque infini, tant les espèces et variétés végétales sont nombreuses)… Mais n’hésitez pas à compléter cela en commentaires ci-dessous…
Conclusion : un septembre utile… et stratégique
Septembre, ce n’est pas seulement la « fin de l’été » : c’est un mois charnière. On récolte encore beaucoup, on peut semer et planter de quoi prolonger la saison, et surtout, on pose les bases de l’automne (et donc du printemps suivant). En y allant calmement, mais régulièrement, vous évitez l’effet « grand ménage d’octobre » qui tombe toujours un peu au mauvais moment.
Et si vous voulez profiter de septembre pour préparer un potager plus autonome dès le printemps prochain, c’est aussi une excellente période pour planter des boutures de consoude. Elles ont le temps de bien s’enraciner avant l’hiver, et vous pourrez ensuite bénéficier de ses atouts (paillage, purin, activation du compost) dès la reprise. Pour aller plus loin, je vous détaille tout dans ma formation La consoude au jardin.
Et vous, qu’est-ce que vous semez ou plantez encore en septembre chez vous ? Dites-le en commentaire : vos retours (et vos réussites comme vos ratés) sont précieux pour tous les lecteurs.
FAQ : questions fréquentes en septembre
Peut-on encore planter en septembre dans une région froide ?
Oui, mais en restant pragmatique. Privilégiez les plants déjà bien enracinés, arrosez correctement à la plantation, et prévoyez une protection simple (voile, tunnel, châssis) si les nuits fraîchissent vite. Dans les zones à gelées précoces, mieux vaut viser des cultures rapides ou sécurisées sous abri.
Que faire si septembre est très sec : semer, planter… ou attendre ?
Vous pouvez semer et planter, mais il faut « assumer l’arrosage » sur la période de reprise. Si vous ne pouvez pas suivre, réduisez la voilure : moins de lignes semées, moins de plants repiqués, mais mieux arrosés. Un paillage léger aide aussi à garder l’humidité.
Semer ou planter : comment choisir pour la mâche, les laitues ou les épinards ?
Le semis est idéal pour produire en quantité, mais demande une levée régulière. La plantation (si vous avez des plants) sécurise le résultat et fait gagner du temps, surtout quand la pression des limaces augmente. Choisissez selon votre météo et votre disponibilité pour surveiller l’arrosage.
Peut-on mettre des plants malades au compost ?
Pour les maladies cryptogamiques (comme le mildiou), c’est souvent possible si le compost est bien mené, avec un tas suffisamment actif et équilibré. Dans le doute, évitez d’y mettre de gros volumes d’organes très contaminés et privilégiez un compostage sérieux (mélange, humidité, volume).
Et pour les maladies à virus : compost ou poubelle verte ?
Pour les virus, la prudence s’impose : le compostage ne garantit pas toujours l’élimination. Dans le doute, isolez et évacuez les plantes atteintes vers une filière adaptée (déchetterie). L’objectif est surtout de limiter la dissémination au jardin.
Quand récolter les pommes et les poires destinées à la conservation ?
Récoltez par temps sec, en triant immédiatement. Les fruits pour le stockage doivent être sains, sans choc ni blessure. Surveillez ensuite régulièrement les cagettes : retirer un fruit qui s’abîme tôt évite d’en perdre dix ensuite.
Peut-on faire des greffes en septembre ?
Oui, certaines greffes en écusson à « œil dormant » sont possibles selon l’espèce et la région, tant que le porte-greffe est encore bien en sève. La réussite dépend surtout des conditions (écorce qui se décolle, geste propre, ligature soignée) et du bon moment local.
Doit-on tailler les rosiers et la lavande en septembre ?
En septembre, visez plutôt un nettoyage léger : fleurs fanées, bois mort, rameaux gênants. Les tailles plus importantes dépendent de la plante, du climat et de l’objectif (forme, floraison) : mieux vaut éviter une taille « forte » si l’hiver arrive tôt chez vous.
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Bonjour, je souhaite connaitre quelles plantes basses sont les plus solides et qui generent le moindre travail, ceci pour un petit espace devant l’immeuble, que je souhaite rendre plus joli sans avoir à l’entretenir tout le temps. Actuellement il y a de l’herbe en mauvais était, car pas soigné. C’est une bordure, avec disposition nord-est (soleil matinale et jusqu’à 14h environ). Mille merci.
Bonjour May,
Désolé, mais c’est là une question à la fois trop vaste et trop spécifique pour être traitée en commentaire.
Qu’entendez-vous par plantes basses ? Millepertuis, érigeron, hémérocalle, crocosmia, fuschia de Magellan (gélif), azalée, cotonaster ou arbustes peuvent être considérés comme plantes basses et peuvent convenir. Voulez-vous des fleurs ou non? L’endroit est-il gelif ? Dans tous les cas, il faudra éliminer les herbes vivaces (chiendent, chardon…) avant plantation pour réduire l’entretien futur.
Bonjour Gilles
Tu parles de tailler les arbustes, en septembre, n’est-ce pas un peu tôt ?
Bonjour Pascal,
Précision importante : je parle de tailler les arbustes ayant fleuri pendant l’été… lorsque la floraison est terminée, ces plantes gagneront en vitalité à être taillées; ça peut donc être fait dès septembre, mais on peut aussi attendre un peu plus.
Bonjour Gilles,
Mon fils voudrait commencer un potager mais sa terre est de l’argile. Je peux lui procurer du BRF et un ami lui fournira du fumier de cheval. Comment composer ces 2 matières : d’abord une couche de fumier et par dessus le BRF ou l’inverse?
Merci d’avance pour pour votre réponse et aussi pour vos conseils.
Basti.
Bonjour Basti,
Plutôt d’abord le fumier puis le BRF par-dessus.
Mais si les choses pouvaient se résumer à un ordre de superposition, ce serait trop simple (et mon guide Mon Potager au Naturel n’aurait alors pas grand intérêt)…
Car, en terre argileuse, je recommande plutôt de commencer par une culture d’engrais verts à l’automne…
Cordialement,
Gilles
Merci Gilles.
Comme engrais verts je pense à un mélange de vesces et d’avoine, que j’avais essayé il y a +-30 ans quand j’ai commencé le jardinage. Le résultat était assez satisfaisant vu que ma terre était de bonne qualité. Je verrai ce que cela donnera avec l’argile.
Bonjour Gilles,
Je viens de lire l’article sur le compost où vous indiquez que l’on peut y mettre les plans infectés par le mildiou. C’est intéressant au vu des préconisations des anciens de mon voisinage qui me disent de ne surtout pas le faire.
Peut on y mettre aussi les adventices (liseron etc…)
Merci d’avance ☺️
Bonjour Stéphan,
Certaines croyances ont la vie dure… Mais on sait aujourd’hui que les spores du champignon responsable du mildiou (et autres maladies cryptogamiques) seront détruits, soit par la montée en température du compost, soit par le gel…
Oui, on peut mettre les adventices comme le liseron au compost, mais à condition de les faire sécher au soleil au préalable pendant plusieurs jours (sans quoi cela risque de repartir dans le compost).
Cordialement,
Gilles
Merci beaucoup, je vous suis avec beaucoup d’intérêt ☺️
Bonsoir Gilles, comment faire pour ne plus avoir des rats-taupiers qui mange tous ?
Bonsoir Jacky,
Voyez les pistes ici : https://www.un-jardin-bio.com/rongeurs-au-jardin-potager-bio/
Pour se débarrasser des plants malades une fois séchés…avoir un barbecue fabriqué avec un demi bidon (ou construit avec une hotte ) ce n’est pas interdit…on allume avec ,après quelques sarments ou du bois et hop la saucisse ou la côte de bœuf !
gilles un salut d’algerie…excuser de ma grammaire et ortho; l’ année dernière j’ai creuser des trous avec la grue pour mon entourage de 1/2 hectare en respectant la vie du sol : partie végétal de coté et sous sol de l’autre et l’exposition. la mesure et 2 m profondeur 1m en attendant de trouver des bon greffes. Et j’ai profité de cet été pour nettoyer le chanp, envahi par beaucoups de chardons et adventices, manuellement binette et fourche en les mettant dans ces trous et les bruler .
Bonjour Gilles, mes pieds de tomates sont tous atteints par le mildiou. Je vais donc m’en débarrasser. Je voulais savoir si je devais traiter mon sol, comment et avec quel produit ? (Bicarbonate de soude )
Merci pour votre aide.
Bonjour Muriel,
Voyez l’article sur le mildiou : https://www.un-jardin-bio.com/mildiou-tomate-pommes-de-terre/ (mais oui, des traitements préventifs au bicarbonate, ou à la prêle, seront utiles).
Cordialement,
Gilles
Bonjour Muriel, écoutez ce professeur remarquable qui a étudié le mildiou: https://www.youtube.com/watch?v=1fscTo9byD0 .
Bonjour,
Mon jardin est infesté de fourmis, quelle solution avez-vous pour les faire fuir ?
Merci pour votre réponse
Bonjour David,
https://www.un-jardin-bio.com/fourmis-au-potager/
Vous préconisez de bruler les plantes malades, mais c’est interdit de bruler sur son terrain, même dans un incinérateur de jardin. Perso, je mets dans des sacs fermés à la poubelle.
Bonjour Martine,
Je préconise de le faire seulement pour les maladies à virus, comme ça a toujours été conseillé…
Cela dit, vous avez raison… mon article date de plusieurs années, et cet interdit date de 2020 (voir ici).
J’aurais dû faire plus attention et corriger (ce que je vais faire de suite).
Mais les solutions envisageables ne sont pas non plus totalement satisfaisantes : que ce soit en tout-venant (pas écologique du tout) ou en déchets verts (pour être compostés… sans que cela détruise à coup sûr les virus).
Cordialement,
Gilles
C’est bien l’absurdité des décisions administratives/légales (style ADEME) que d’interdire de brûler les débris végétaux atteints de virus ou même de certaines maladies cryptogamiques, ou de les apporter en déchetterie : on favorise leur propagation. Idem si on les met avec les ordures ménagères : elles peuvent être refusées (sacs transparents obligatoires …) ou finiront brûlées de toute manière. La question n’est pas simple, mais si la propagation des virus et autres maladies est largement en augmentation ce n’est pas forcément par hasard…alors les producteurs « industriels » traitent à mort les fruitiers…avec les phénomènes de résistance aux traitements; et si on refuse on fait quoi ? la désobéissance civile semble la seule solution recommandable.
Merci Pierre pour ce commentaire qui résume je pense parfaitement la problématique… que je vais essayer de traiter plus en profondeur dans un prochain article.
Bonne journée,
Gilles
Notre climat méditerranéen du bord de mer , caractérisé par des automne très doux ( été indien ) est favorable à des semis de haricots nains, courgettes, et à des plantations de pomme de terre.
Bonjour Gilles bonjour à tous, j ai en ma possession environ 3 mètres cubes de fumier de cheval bien décomposé que je bichonne depuis la fin d automne dernier,j ai mes parcelles de cultures qui se vide rapidement,la terre de ces parcelles est restée bien humide grace à un bon paillage de foin et la vie y est toujours bien présente,selon vous dès la fin Septembre je peux commencer à épandre ce fumier sur mes parcelles vides pour l année prochaine ou est il trop tot ? A savoir que la terre de mon potager est sablonneuse.
Merci de votre retour,bon week-end à tous.
Bonjour Bernard,
Oui, vous pouvez épandre ce fumier.
Super intéressant, plein de bon conseils, merci. Si je peux me permettre,
Les récoltes battent toujours son plein et non leur plein ( battre son plein, le son d’une fanfare ) toujours » son »
Bonjour Patrick,
https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/battre-son-plein-battre-leur-plein/
ZUT ! Je pensais qu’on était sur un site de jardinage !!! 😯
Si en plus on peut parfaire son instruction au passage, où est le mal?
Merci à Gilles pour les plants atteins par le mildiou que l’on peut mettre dans le compost!
Question que j’avais posée mais la rédaction de mon courriel était trop longue! merci!
Bonjour Thierry, votre composteur ne monte pas assez haut en température pour détruire les spores du mildiou. Je vous invite à écouter ce professeur remarquable: https://www.youtube.com/watch?v=1fscTo9byD0 .
Bonjour, je voudrai savoir si c’est bien de planter des pommes de terre dans un composteur et quel entretien merci de votre réponse. Cordialement.
Bonjour, vous avez dit que l’on pouvez semer des pêchers de vigne avec des noyaux j’aimerais savoir comment faire S.V.P. MERCI et bonne journée.
Bonjour Roselyne
En bleu, ce sont des liens… cliquez dessus et vous saurez tout.
bonjour
pouvez vous s’il vous plait m’indiquer où trouver de la vinasse de betterave.j’ai découvert récemment cet engrais.
merci bonne journée
Bonjour Yves,
Elle est difficile à trouver telle quelle.
En général, la vinasse est incorporée à d’autres matériaux dans des engrais potassiques bio… on en trouve dans certaines jardineries.
Bon jour. Pour la troisième année món jardin a été infesté de mildiu des tomates et aubrgines… désastre et canicule… j’ai changé les parcelles mais tout a été touché. Que dois-je prévoir pour l »été prochain?
Merci d’avance.
Bonjour,
https://www.un-jardin-bio.com/mildiou-tomate-pommes-de-terre/
Je parcours votre site depuis quelques temps, et vos articles m’intéressent beaucoup, ils sont instructifs et permettent de découvrir un tas d’informations très intéressantes ! Merci ! 🙂
grand merci pour vos commentaires si fidèles
QUESTION : oserai-je laisser continuer à pourrir place un amoncellement de débris de mes plantations de courgettes? Comme j’ai dû abuser d’arrosages d’eau avec urine j’ai eu une prolifération de feuilles (très hautes), les courgettes étaient difficiles à extraire de cette jungle !!!
Osez…
Bonjour Gilles,
Cette année j’ai récolté très peu de courgettes. Les pieds ont été très fleuris, mais essentiellement avec des fleurs mâles. Les beignets de fleurs, c’est très bon, mais j’aurais préféré avoir plus de fruits! A ton avis, pourquoi, quelle peut en être la cause? C’est la première fois que cela m’arrive. Merci pour ta réponse et très bonne fin d’été au jardin
Bonjour Monique,
Ne connaissant rien de vos conditions de culture (sol, climat, apports éventuels, biodiversité…), il est difficile de vous répondre avec certitude.
Soit votre terre manque de fertilité (elle a pu s’appauvrir si les apports sont insuffisants), ou alors le temps a pu nuire à la floraison…
Cordialement,
Gilles