Faut-il vraiment nettoyer le potager en automne ?

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En octobre, le potager commence sérieusement à changer d’allure. Les tomates donnent leurs derniers fruits, les courgettes fatiguent, les haricots sèchent sur leurs supports. Ailleurs, des poireaux, des choux, de la mâche ou des épinards prennent tranquillement le relais.

Et avec les premières feuilles mortes revient une envie bien compréhensible : nettoyer le potager en automne, arracher les cultures terminées, ramasser ce qui traîne et retrouver des planches bien nettes avant l’hiver.

J’ai moi-même longtemps procédé ainsi. Tout était propre. Du moins à mes yeux.

Avec l’expérience, j’ai changé ma façon de faire. Car un potager bien préparé pour l’hiver n’est pas nécessairement un potager débarrassé de toute végétation. Les résidus sains peuvent nourrir et protéger la terre, les racines ont encore un rôle à jouer après la récolte, un paillage limite l’exposition du sol aux intempéries et quelques endroits volontairement moins « propres » offrent des refuges à la petite faune.

À l’inverse, tout laisser sur place sans regarder l’état sanitaire des plantes n’est pas davantage une bonne règle.

La bonne approche tient donc en un mot : trier. Voyons ce qu’il est utile de conserver, ce qu’il vaut mieux retirer et comment laisser le potager passer l’hiver dans de bonnes conditions.

À retenir : nettoyer ne veut pas dire viderEn automne, ne cherchez pas à remettre systématiquement toutes les planches à zéro. Intervenez en fonction de ce qui se trouve réellement devant vous.

  • Conservez les cultures encore productives.
  • Valorisez sur place les résidus végétaux sains lorsque les conditions s’y prêtent.
  • Écartez les végétaux présentant un risque sanitaire.
  • Protégez les planches libérées au lieu de laisser la terre nue pendant plusieurs mois.

Nettoyer le potager en automne ne veut pas dire tout enlever

Le potager « propre » n’est pas forcément le mieux préparé pour l’hiver

Une planche parfaitement nue peut donner l’impression du travail accompli. Mais pour le sol, la situation est moins réjouissante.

Terre nue dans un potager en automne avant la mise en place d'une couverture du sol
En automne et en hiver, mieux vaut éviter de laisser durablement les planches de culture à nu.

Les pluies automnales et hivernales frappent directement la surface. Sur certaines terres, notamment argileuses ou limoneuses, elles favorisent la formation d’une croûte de battance. Le ruissellement peut emporter des particules de terre et certains éléments nutritifs très mobiles risquent davantage d’être entraînés en profondeur.

Une terre découverte subit également plus directement les variations de température. Et surtout, elle ne reçoit plus cette litière de matières organiques qui nourrit une grande partie des organismes du sol.

Une couverture du sol, qu’elle soit constituée de végétaux vivants ou de matières organiques, amortit ces contraintes et offre nourriture et abri à toute une petite faune.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais toucher à la terre. Si elle est vraiment tassée, un ameublissement sans retournement avec une Grelinette peut être judicieux. Dans une terre argileuse, l’état d’humidité du sol compte beaucoup : travailler une terre détrempée ferait généralement plus de mal que de bien.

Avant d’arracher, regardez ce qui se trouve devant vous

Plutôt que de décréter un grand nettoyage général, je vous conseille de faire le tour du potager, planche après planche.

Une culture produit-elle encore ? La plante est-elle saine ? Ses parties aériennes peuvent-elles servir de couverture ? Les racines peuvent-elles rester en terre ? La végétation constitue-t-elle un refuge intéressant ?

Quelques minutes d’observation évitent bien des travaux inutiles. Et, soit dit en passant, épargner quelques coups de fourche et quelques brouettes n’est pas le plus mauvais côté du jardinage naturel.

Certaines cultures ont encore toute leur place au potager

Ne condamnez pas trop vite les légumes d’automne et d’hiver

Commencez par une évidence parfois oubliée : une plante encore productive n’est pas un déchet à éliminer.

Selon votre région et les conditions de l’année, les poireaux, carottes, choux, panais, mâches, épinards, blettes, laitues d’hiver ou chicorées peuvent rester en place une bonne partie de l’automne, parfois tout l’hiver.

Vous les récolterez progressivement. Dans les régions froides, certaines cultures apprécieront un voile ou une autre protection lorsque de fortes gelées sont annoncées.

Ces légumes occupent la terre, maintiennent des racines vivantes dans le sol et constituent déjà une forme de couverture. Il serait donc assez paradoxal de les retirer sous prétexte de « préparer le potager pour l’hiver ».

Vous pouvez aussi conserver quelque temps quelques plantes encore fleuries si elles présentent un intérêt pour les insectes actifs à cette période. Là encore, observez plutôt que d’appliquer une règle rigide.

Les légumes vivaces ne repartent pas de zéro chaque automne

Les plantes qui restent plusieurs années en place méritent évidemment un traitement un peu différent. Rhubarbe, artichaut, ciboulette, poireau perpétuel ou autres légumes vivaces ne demandent pas que l’on « remette le compteur à zéro » chaque automne.

C’est d’ailleurs l’un des intérêts de leur consacrer un espace permanent au jardin. On retire ce qui doit l’être, on protège éventuellement la souche selon l’espèce et le climat, mais on laisse la plante poursuivre son cycle naturel.

Résidus de cultures sains : faut-il vraiment les évacuer ?

Coupez plutôt que d’arracher systématiquement

Résidus de plants de courges laissés sur le sol du potager après la récolte en automne
Après la récolte, des plants de courges sains peuvent être coupés et utilisés pour commencer à couvrir le sol.

Prenons maintenant un plant arrivé au terme de sa production : haricot, courgette, courge ou autre culture annuelle saine.

Le réflexe habituel consiste à l’arracher avec ses racines puis à transporter l’ensemble vers le compost ou la déchèterie. Pourtant, vous pouvez dans de nombreux cas simplement couper la plante au niveau du sol.

Les racines restent alors en terre. En se décomposant progressivement, elles alimentent les organismes du sol et laissent derrière elles de petits canaux qui participent à sa porosité.Ce principe n’a rien d’obligatoire. Si vous devez rapidement préparer un semis, si les racines vous gênent pour une plantation ou si vous soupçonnez une maladie affectant les parties souterraines, vous adapterez évidemment votre pratique.

Mais arracher toutes les racines par habitude n’apporte généralement rien.

Restituez au sol une partie de ce qu’il a produit

Les parties aériennes saines peuvent elles aussi rester sur la planche. Coupez grossièrement les grosses tiges si elles sont encombrantes, puis déposez-les sur le sol.

Vous obtenez ainsi un premier compostage de surface. Les matières végétales seront progressivement fragmentées par la petite faune puis décomposées par les champignons, bactéries et autres organismes.

Je trouve cette façon de faire particulièrement logique : une partie de la matière produite par la parcelle revient directement à la parcelle, sans transport intermédiaire.

Astuce pratique : coupez, fragmentez, couvrezLes végétaux tendres peuvent rester presque tels quels. Pour les tiges plus longues ou plus grossières, quelques coups de sécateur accélèrent leur décomposition et facilitent la pose du paillage.

  • Évitez cependant les couches épaisses de végétaux frais et gorgés d’eau, qui risquent de se tasser et de fermenter.
  • Mélangez ou recouvrez ces matières avec des éléments plus secs et plus carbonés.

Tout végétal n’a pas vocation à rester sur la planche

Il faut là encore faire preuve de discernement.

Une adventice tendre arrachée avant la formation des graines peut très bien sécher sur place. Une plante chargée de graines mûres risque au contraire de vous offrir, au printemps suivant, une descendance un peu trop nombreuse.

Les plantes à rhizomes ou racines capables de reprendre facilement demandent également davantage de précautions. Si votre potager est envahi de chiendent ou de liseron, le simple fait de les déposer sur une terre humide n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Si vous voulez mieux identifier ces plantes avant de décider de leur sort, vous trouverez ici quelques adventices courantes du potager.

Plantes malades : là, le nettoyage peut avoir du sens

C’est le point sur lequel je veux aujourd’hui être plus prudent que je ne l’étais auparavant.

On ne peut pas affirmer que le froid hivernal ou la simple décomposition détruiront systématiquement tous les agents responsables des maladies. Leur biologie diffère fortement d’une maladie à l’autre.

Toutes les maladies ne se conservent pas de la même façon

Certains champignons, oomycètes, bactéries ou virus survivent dans des débris végétaux, des organes de conservation, des tubercules, des plantes vivantes ou le sol. D’autres disparaissent plus facilement lorsque leur plante hôte meurt.

Le mildiou et l’oïdium, par exemple, ne suivent pas exactement les mêmes cycles. Une règle unique du genre « tout laisser » ou « tout brûler » serait donc simpliste.

Dans un jardin familial, nous ne connaissons d’ailleurs pas toujours avec certitude la maladie présente. Une feuille tachée peut avoir subi une attaque cryptogamique, une carence, un coup de soleil ou simplement le vieillissement normal de la plante.

Au moindre doute sérieux, ne transformez pas une plante très malade en paillage

Si une plante présente quelques feuilles abîmées en toute fin de saison, je ne m’alarmerais pas automatiquement.

En revanche, si un plant est fortement malade et que vous avez identifié, ou soupçonnez sérieusement, une affection capable de se conserver dans les débris végétaux, évitez peut-être de l’étaler sur la planche qui accueillera de nouvelles cultures.

Retirez alors plutôt les parties atteintes et gérez-les séparément selon la maladie et les possibilités locales de collecte des végétaux.

Plantes malades : évitez les règles absoluesLe risque dépend de la maladie, du végétal, du mode de compostage et de la future destination du compost. Lorsque le diagnostic est incertain, une attitude prudente évite de conserver volontairement un inoculum au milieu des futures cultures.

  • Ne faites pas de paillage avec un végétal fortement atteint d’une maladie susceptible de survivre dans ses débris.
  • Ne comptez pas uniquement sur les gelées hivernales pour assainir les résidus.

Peut-on mettre les plantes malades au compost ?

La réponse est moins simple qu’un oui ou un non.

Dans un compost bien conduit, de nombreux organismes pathogènes sont concurrencés et détruits au cours de la décomposition. Mais un petit compost domestique ne monte pas nécessairement à une température suffisamment élevée, assez longtemps et dans l’ensemble du tas pour garantir une hygiénisation complète.

Si vous ne maîtrisez pas réellement un compostage thermophile, mieux vaut donc rester prudent avec des végétaux fortement malades, surtout si le compost doit ensuite retourner sur des cultures sensibles à la même maladie.

Que faire des végétaux retirés du potager ?

SituationLaisser sur placeMettre au compostÉvacuer
Résidus de cultures sains et tendresOui, en couverture ou compostage de surfaceOuiGénéralement inutile
Racines de cultures sainesOui dans la plupart des casSans objet si elles restent en terreRarement nécessaire
Adventices non grainées et non envahissantesOui, si elles peuvent sécher sans reprendreOuiRarement nécessaire
Adventices chargées de grainesPlutôt nonAvec prudence si le compost chauffe peuSelon l’espèce et la situation
Plantes à rhizomes ou organes capables de reprendreSelon l’espèce et l’état de dessiccationAvec précautionParfois préférable
Végétaux fortement maladesPlutôt non en paillageSelon la maladie et la maîtrise du compostageOui si le risque sanitaire le justifie
Tiges saines, sèches ou ligneusesOui après fragmentation ou broyage si nécessaireOui, de préférence broyéesSeulement en cas d’excédent

Une planche libérée ne devrait pas rester nue tout l’hiver

Commencez par les matériaux que vous avez déjà

Couverture du sol au potager en automne avec résidus de cultures, broyat et matières végétales
Résidus de culture et matériaux végétaux commencent ici à couvrir une planche libérée. Les feuilles mortes pourront compléter cette protection.

Une fois les cultures terminées retirées ou coupées, il reste à protéger la terre.

Et pour cela, nul besoin de partir acheter des sacs de paillis. Le jardin produit lui-même une bonne partie des matériaux dont vous avez besoin.

Résidus sains de récoltes, feuilles mortes, petites tailles broyées, dernières tontes préalablement séchées, BRF, foin ou paille peuvent entrer dans cette couverture.

Vous n’avez évidemment pas besoin de tout avoir. Utilisez d’abord les ressources disponibles chez vous ou facilement accessibles autour de vous.

La diversité des matières est intéressante, car elles ne se décomposent ni à la même vitesse ni de la même manière. Mais un paillage simple et adapté à votre sol vaut mieux qu’une savante recette impossible à reproduire.

Quelle épaisseur de paillage mettre en automne ?

Je me méfie des recommandations fixant une épaisseur universelle. La bonne quantité dépend du matériau, de la nature du sol, de son humidité et même des petits animaux présents dans votre jardin.

Une couche de feuilles mortes aérées n’a pas le même comportement qu’une couche identique de tontes fraîches. Ces dernières, très riches en eau, peuvent se compacter et fermenter lorsqu’elles sont entassées.

Sur une terre humide et lourde, une couverture extrêmement épaisse peut maintenir une humidité excessive. Dans un jardin très fréquenté par les campagnols ou les limaces, un épais matelas végétal peut aussi leur offrir un refuge fort confortable, avec le garde-manger à proximité.

Adaptez donc l’épaisseur et observez ce qui se passe. Pour approfondir ce point, je détaille les matériaux, leurs avantages et leurs limites dans mon article consacré au paillage au potager.

Le compost ou le fumier peuvent-ils rejoindre la couverture ?

Oui, lorsque votre sol et les cultures prévues en ont besoin.

Un peu de compost peut être déposé en surface avant le paillage. Le fumier a lui aussi sa place dans certaines situations, mais son usage doit correspondre à la fertilité du sol et aux besoins futurs.

Je déconseille les apports systématiques sous prétexte que nous sommes en automne. Une terre déjà riche n’a pas besoin d’être gavée chaque année. Nourrir le sol n’est pas synonyme d’accumuler toujours plus de matières.

Et les engrais verts ?

Le paillage n’est pas la seule façon de protéger une planche. Lorsque la parcelle est libérée assez tôt, un engrais vert peut constituer une couverture vivante intéressante.

Seigle, vesce, phacélie, féverole ou mélanges adaptés à la saison occupent le terrain, produisent de la biomasse et développent leurs racines dans le sol.

Je ne considère cependant pas les engrais verts comme une solution à appliquer partout. Le choix dépend du sol, du climat, de la date de libération de la planche et surtout de ce que vous prévoyez d’y cultiver ensuite.

En octobre, certains semis deviennent également tardifs dans les régions froides. Si les conditions ne sont plus favorables, une couverture organique sera plus simple.

Ne nettoyez pas tous les refuges de la petite faune

Un peu de désordre rend de grands services

Le nettoyage d’automne ne concerne pas seulement les planches de légumes. Il touche aussi les bordures, les tas de feuilles, les tiges sèches, les branchages ou les coins d’herbes hautes.

Or, pour une foule d’animaux, ce que nous appelons « désordre » signifie simplement « abri ».

Un tas de feuilles dans un coin tranquille, quelques morceaux de bois mort, un amas de petites branches, des pierres ou des tiges sèches offrent des refuges aux insectes, araignées, carabes et autres petits animaux.

Certains y passeront l’hiver. D’autres s’y reproduiront ou y trouveront leurs proies.

Vous n’avez évidemment pas à abandonner tout le jardin à lui-même. Mais vous pouvez réserver une ou deux zones tranquilles en périphérie du potager et éviter de tout nettoyer le même jour.

C’est l’une des façons les plus simples de favoriser la biodiversité au potager, sans acheter le moindre « hôtel à insectes ».

Faut-il alors recouvrir chaque centimètre carré de terre ?

Non. Il faut distinguer une planche de culture que l’on laisse nue pendant tout l’hiver d’un petit espace de sol volontairement accessible à certains organismes.

De nombreuses abeilles sauvages nichent par exemple dans le sol. Dans un jardin favorable à la biodiversité, quelques petites zones de terre nue ou peu végétalisées, sèches et bien exposées, peuvent donc avoir leur intérêt.

L’objectif n’est pas de transformer le jardin en uniforme, cette fois sous une couche de paillage. Il s’agit au contraire de diversifier les milieux : planches protégées, cultures vivantes, bordures végétalisées, feuilles mortes, bois, pierres et quelques zones ouvertes.

Alors, que faire concrètement au potager en octobre ?

Si vous avez envie de mettre un peu d’ordre avant l’hiver sans chambouler inutilement le jardin, voici la méthode que je vous conseille.

  1. Récoltez les légumes arrivés à maturité et conservez les cultures encore productives.
  2. Observez l’état sanitaire des plants en fin de cycle avant de décider de leur destination.
  3. Coupez au ras du sol les plantes annuelles saines lorsque leurs racines ne gênent pas les cultures suivantes.
  4. Déposez les parties aériennes saines en surface ou dirigez-les vers le compost.
  5. Écartez les plantes fortement malades lorsque leur maintien présente un risque.
  6. Complétez la couverture des planches libérées avec les matières disponibles au jardin.
  7. Conservez quelques refuges en périphérie du potager pour la faune qui y passera l’automne et l’hiver.

Le bon nettoyage d’automne est sélectifVotre objectif n’est ni de tout enlever ni de tout laisser. Il consiste à reconnaître la fonction que peut encore remplir chaque élément du potager.

  • Ce qui produit reste en place.
  • Ce qui est sain peut généralement être valorisé.
  • Ce qui présente un risque sanitaire demande davantage de prudence.
  • Ce qui protège ou abrite mérite parfois simplement qu’on le laisse tranquille.

Faut-il vraiment nettoyer le potager en automne ? Ma réponse

Oui, mais certainement pas au sens où je l’entendais autrefois.

Nettoyer le potager en automne ne consiste pas à arracher toutes les plantes, exporter toute la matière organique et laisser derrière soi une terre nue parfaitement ratissée.

Je préfère aujourd’hui parler de rangement raisonné : je conserve les cultures qui produisent encore, je coupe les plantes saines arrivées en fin de cycle, je restitue autant que possible leurs résidus au sol, j’écarte les végétaux réellement problématiques et je protège les parcelles libérées avec un paillage ou, lorsque la situation s’y prête, un couvert végétal.

Et je laisse volontairement quelques feuilles, tiges et branchages dans des coins tranquilles. Ce n’est pas de la négligence. C’est simplement accepter que le jardin reste un milieu vivant, y compris lorsque nos récoltes ralentissent.

Alors, avant de sortir la brouette et le râteau pour le grand nettoyage d’octobre, faites d’abord un tour du potager. Vous constaterez probablement qu’il y a finalement moins à enlever que vous ne le pensiez.

Et chez vous, que laissez-vous désormais en place à l’automne ? Vos expériences et vos observations sont les bienvenues dans les commentaires.

FAQ – Nettoyer et protéger le potager en automne

Puis-je laisser les racines des plants de tomates dans le sol après la récolte ?

Oui si les plants et les racines paraissent sains et si elles ne gênent pas la culture suivante. Coupez simplement les tiges au niveau du sol. En revanche, si vous avez observé un dépérissement inhabituel, des galles, une pourriture du collet ou un problème racinaire mal identifié, mieux vaut arracher le plant pour examiner les racines et ne pas les laisser systématiquement en place.

Que faire si mon potager est très humide en automne ?

Évitez d’emprisonner une terre déjà gorgée d’eau sous une couche très épaisse et compacte. Utilisez plutôt un matériau aéré et adaptez son épaisseur. Ne travaillez pas non plus une terre détrempée : vous risqueriez de la tasser et de dégrader sa structure. Attendez qu’elle soit suffisamment ressuyée.

Puis-je utiliser toutes les feuilles mortes pour pailler le potager ?

La plupart conviennent, mais leur vitesse de décomposition varie beaucoup. Les feuilles tendres se dégradent rapidement, tandis que certaines feuilles épaisses ou coriaces persistent davantage. Mélanger plusieurs essences ou broyer les feuilles les plus résistantes facilite leur utilisation. Évitez simplement de transférer au potager de grandes quantités de feuilles manifestement atteintes par une maladie que vous cherchez à ne pas disséminer.

Que faire si je n’ai pas assez de matière pour couvrir toutes les planches ?

Priorisez les sols les plus exposés aux pluies et ceux qui resteront sans culture plusieurs mois. Une couverture imparfaite vaut déjà mieux qu’une recherche de la solution idéale qui vous conduirait à ne rien faire. Les feuilles mortes disponibles localement constituent généralement une ressource précieuse à cette saison.

Faut-il conserver les tiges sèches jusqu’au printemps pour les insectes ?

Vous pouvez en conserver une partie, notamment dans les bordures et les zones moins cultivées. Certaines tiges creuses ou à moelle servent d’abri à différents insectes. Inutile toutefois de garder toutes les plantes desséchées au milieu des futures planches de semis : quelques zones refuges bien choisies suffisent à créer une diversité d’habitats.

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29 Commentaires
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Patrick
Patrick
30 septembre 2023 15 h 34 min

Bonjour Gilles. Je fais comme vous je ne suis pas vraiment pour les engins mécaniques concernant leur impact important sur la nature. Le problème est que sur le plan physique j’ai quelques difficultés et je ne me vois pas utiliser une grelinette ou campagnole, je serais vite essoufflé, il me faudrait plusieurs semaines pour travailler mon potager. Ma question est la suivante : n’ayant pas le choix, existe-t-il un outil adaptable sur un motoculteur, genre « fraises » mais qui ne retournerait pas le sol ? J’avoue que je n’en trouve pas pouvez-vous m’éclairer, merci. Les vendeurs contactés ne semblent pas intéressés par ma demande et me racontent un peu n’importe quoi !

Ma région
Limousin
Danielle
Danielle
30 août 2025 6 h 36 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Bonjour
En effet l’outil manuel est bien moins pénible, et tellement agréable, je trouve aussi.
Ajoutons la griffe à 4 dents pour les petits espaces…
Danielle

Ma région
TARN Occitanie
Magali
Magali
2 novembre 2022 9 h 52 min

Bonjour Gilles et merci pour vos articles, que je lis toutes les semaines et plus si besoin :).
Petite question, pourquoi couper les cultures d’été si on les laisse sur place, est-ce la même chose si on les laisse simplement finir leur cycle, mourir, s’étaler, et moi je mets des feuilles mortes par dessus et je laisse l’hiver (sur les planches où je ne cultive pas l’hiver)? Elle se décomposeront plus lentement j’imagine mais moins de travail à fournir?
Merci encore!

Myriam
Myriam
5 octobre 2022 10 h 25 min

Bonjour Gilles

Merci pour tout ces bons conseils!
J´ai semé des engrais verts (moutarde et phacélie) sur les parcelles libérées fin septembre. Ca pousse bien. Comme j´ai encore pas mal de légumes (tomates, pois, poivrons, patates douces) dans le jardin, j´aimerais savoir jusqu´à quand je peux semer des engrais verts. Y en a t´il qui résistent mieux au froid?
Amicalement
Myriam

Ezra
Ezra
27 septembre 2022 18 h 34 min

Bonjour,

J’ai fait un peu comme ce que vous avez dit: c’est à dire que j’ai semé de l’engrais vert (phacelie, moutarde blanche, seigle, luzerne) sur 2 parcelles dont je trouve que le sol est encore compact. Bien sûr vous l’aurez compris, mon sol est argileux en majorité.
J’ai également coupé les feuilles en trop des légumes d’été encore en place pour permettre aux fruits restant de mûrir, et j’ai couvert le sol avec les résidus en mélangeant avec de la paille.
Voili voilou.
En tout cas merci, c’est un sujet qui n’est pas traité par tous.

Dernière modification le Il y a 4 années par Ihoby
marie-therese
marie-therese
27 septembre 2022 8 h 19 min

bonjour à tous, l’année dernière j’ai testé ceci: sur les planches vides, j’ai semé des engrais verts au fur et à mesure de leur libération de légumes puis fin octobre, j’ai passé la grelinette grossièrement et j’ai posé des cartons débarrassés de toute étiquette
et collant (j’ai eu de la chance, j’ai acheté des meubles à monter et ma fille a déménagé donc il y en avait assez pour couvrir les 70metres carrés de mon potager); pour tenir le tout, j’ai mis les files anti oiseaux , ils servent donc une deuxième fois!
au printemps, une partie des cartons, les plus fins ,étaient quasiment décomposés! mais une chance supplémentaire est que ,en retirant les cartons, il y avait ,et je ne suis pas marseillaise, plus de 500 limaces écloses que je me suis fait un plaisir de donner aux poules! et aussi en travaillant la terre pour les semis il y avait n nombre incalculable de vers! cette année j’ai chiné tous les cartons de mon entourage et je recommence!!!

Sandrine
Sandrine
26 septembre 2022 11 h 22 min

Bonjour !
J’ai bien lu vos conseils, et personnellement j’ai un sol argileux que j’essaye d’amender chaque année de compost….un peu en vain, car l’argile semble toujours « remonter » à la surface et faire des mottes compactes impropres à la vie du sol (je fais cela depuis 6ans), et les vers de terre n’y survivent pas…. Y compris sous la serre, que je dois arroser en plus..
J’ai déjà tenté les engrais verts, ça pas de soucis.
Mais cette année je voulais essayer de mettre une grosse épaisseur de crottin de cheval, du FUMIER : pensez vous que cela pourrait efficacement nourrir ma terre ?
J’ai pensé ne pas faire de cultures d’hiver cette année pour justement seulement nourrir ma pauvre terre (à l’analyse elle n’a rien, rien rien du tout de positif… Elle est au plus bas de chaque cotation).
J’ai même aussi pensé à faire venir de la terre végétale d’ailleurs….
Merci pour vos conseils !
Sandrine
(Loire Atlantique)

Bernard
Bernard
25 septembre 2022 10 h 58 min

Bonjour Gilles bonjour à tous , j ai réussi à trouver un bon stock de fumier frais de cheval ainsi que du foin, j ai une terre sablonneuse très pauvre et mon intention est de superposer sur mes planches les deux matières, laquelle dois je mettre en premier en contact direct avec la terre ?
Merci d avance pour votre retour.

Fanny
Fanny
9 octobre 2022 21 h 44 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Bonjour Gilles
J’ai un terrain similaire à celui de Bernard (sol pauvre et sablonneux), je vais aussi mettre du fumier de cheval cet hiver pour amender le sol.
Ma question : est-ce que cela a un intérêt de mélanger ce purin directement à la terre avant de le recouvrir de paillage? est-ce que cela peut favoriser son absorption?
Un immense merci pour vos conseils et vos articles toujours intéressants,
Fanny

philippe
philippe
24 septembre 2022 16 h 12 min

bonjour Gilles,
Dans mon potager, la terre se compacte très vite et devient ‘béton’ si sécheresse.
L’an passé, j’ai semé un mélange seigle/vesce hivernale aux alentours du 15 septembre après bâchage sur une parcelle de 100 m2 auparavant très enherbée. Le résultat a été très satisfaisant : la terre est restée souple et semoule toute la saison. Bien sûr, cela demande du travail car après la fauche, le seigle a tendance à repartir. Voici les différentes étapes: mi-septembre, semis (je ne maîtrise encore pas l’auguste geste du semeur, aussi, j’ai semé très dense et la levée s’est faite au détriment de la vesce…), coup de râteau et plombage au rouleau à gazon. En avril, au début de l’épiaison, fauchage et broyage sommaire avec la lame de débroussailleuse. 2 ou 3 semaines après, je constate une repousse partielle du seigle et je passe la parcelle à la campagnole et là, surprise! la terre est souple comme jamais elle ne l’a été et le seigle est totalement éradiqué. Deuxième constat, sous cet épais broyat de paille de seigle, la terre reste humide des semaines malgré la sécheresse. Enfin, en fin de saison, le sol est toujours aussi souple, les végétaux que j’ai laissés se développer entre les cultures s’arrachent sans difficulté et le sol est encore couvert par le paillis.
Alors, oui, en terre lourde qui se compacte, le semis d’engrais vert a bien des atouts.
La question que je me pose est quel type d’amendement adopter pour faire suite car, si j’ai bien compris, l’apport de paille de seigle est essentiellement carboné ?
Voilà pour le retour d’expérience que je vous partage.

MURIEL
MURIEL
24 septembre 2022 14 h 08 min

Bonjour Gilles, je suis de très près vos articles ayant démarré mon potager bio fin mai et étant une pure débutante. Je viens de semer sur mes parcelles libres de la moutarde, vesce et phacélie, la moutarde montre le bout de son nez pour le reste il faut attendre je pense. Ma question est de savoir quand il me faudra couper ces engrais verts et les enterrer et a combien de profondeur… autre question dois je pailler ou mettre du broyat sur mes plants de fraises pour qu’ils passent l’hiver ? Et dernière question : quand commencer a préparer ses planches pour l’année prochaine, doit on mettre la paille tout de suite avant plantation au cas ou il gèlerait par la suite ? merci pour tous vos conseils, je suis toute ouie 😉
Bon potager
Muriel

Lise
Lise
24 septembre 2022 10 h 23 min

Bonjour Gilles,
Pour ma part j’ai semé des engrais verts d’hiver il y a une semaine dans une terre argileuse et rien ne pointe le bout de son nez (les deux années passées en 3/4 jours c’était bien sorti mais il faisait plus chaud). Si ça ne lève pas, je ne sais pas trop comment je vais procéder pour la suite du coup…
Si vous avez une solution de repli je suis preneuse 🙂
Bon automne à vous en tous les cas !

Lise
Lise
26 septembre 2022 11 h 58 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Oui, vous aviez raison ! Il fallait un peu de patience, ça y est ils sont sortis !
Ouf, je suis rassurée.
Merci de votre réponse et encore merci de tous vos précieux conseils !!

Yves
Yves
24 septembre 2022 9 h 12 min

Bonjour,
Oui, comme tout le monde je suppose, j’ai auparavant nettoyé mon jardin comme vous le décrivez Gilles. Depuis quelques année j’ai arrêté tout ça et j’applique en grande partie ce que vous expliquez. J’utilise notamment toutes mes feuilles mortes et je sème un engrais vert dès que c’est possible. Néanmoins à certains endroits de mon potagers, en raison de l’exceptionnelle sécheresse et grandes chaleurs que nous connaissons, je constate que le sol est dur, voir contracté ou tassé. Alors dans ce cas, que faire ?
Engrais verts, passer la griffe ou la grelinette ??
Merci d’un conseil bienvenu.
Bon jardinage.
Yves le Tourangeau

Chris
Chris
24 septembre 2022 8 h 49 min

Bonjour Gilles
C’est avec beaucoup d’intérêt que je lis vos articles, ils sont vraiment utiles et plein de bon sens.
Pour ma part, je déposai beaucoup de feuilles mortes sur mon terrain à l’automne, et je viens de lire que sur une terre argileuse, comme celle de mon terrain, cela facilite le tassement. Je comprends maintenant mon erreur.
Cette année j’ai semé de la moutarde en couverture de sol et pour le reste de la surface je fais alterner résidus de culture et feuilles mortes.
J’ai aussi une question.Un côté de mon jardin reste en « friche » et surtout il est recouvert d’ortie. C’est parfait pour la fauche de ces orties pour servir de paillage. Je voudrais juste limiter cette surface . J’ai essayé de déposer cartons recouverts de feuilles mortes pour « etouffer » les orties et autres adventices, mais au printemps, les racines des orties ont juste blanchies et repartent de plus belle!
Avez vous une idée, conseil pour remédier à ce pb ou dois je passer par le stade arrachage manuel des racines ( boulot énorme…)
Merci pour votre réponse
Bien cordialement

Bruno
Bruno
24 septembre 2022 8 h 46 min

Merci pour les commentaires sur le nettoyage du potager .très interessant je vais suivre ses conseils .très pertinent .

Joseph
Joseph
24 septembre 2022 8 h 43 min

Merci pour tes articles et conseils très intéressants et ton expérience est précieuse pour le jardinier en herbe que je suis. Finalement j’ai fait comme tu le conseilles dans ton article pour préparer mon jardin pour l’automne. J’ai coupé à la base les pieds de mes légumes, j’ai coupé en petits morceaux les parties aériennes (ca m’a pris du temps) puis un petit passage entre les rangs (pour ne pas déterrer les racines laissées en place ) à la grelinette et j’ai semé de la phacélie et de la moutarde blanche. Maintenant j’attends la pluie car l’engrais vert à bien germé mais il a du mal à se développer.