Au mois d’avril, le printemps s’installe… et le jardinier aussi. Les jours rallongent, la terre se réchauffe, et on commence vraiment à semer et à planter en avril plus assidûment qu’en mars.
Comme toujours, adaptez ce programme à vos conditions climatiques et à la météo du moment. Si le sol est encore gelé, détrempé, ou si des gelées tardives sont annoncées, on ralentit le rythme : on garde sous abri ce qui craint le froid, et on protège le reste.
Pour vous simplifier la vie, j’ai regroupé ici l’essentiel en trois zones :
- au potager : préparation du sol, semis sous abri, semis en place, et plantations ;
- au verger : nourrir, prévenir les maladies, et limiter les ravageurs sans chimie ;
- au jardin d’ornement : fleurs annuelles, vivaces, bulbes, pelouse… et quelques pièges à éviter.
Vous pouvez piocher selon votre avance de saison : ce guide est pensé pour être pratique, pas pour vous faire courir après le calendrier.
Potager en avril : que semer, que planter et quels travaux faire
En avril, ça s’emballe : semis, repiquages, premières plantations… et si le plan de culture n’est pas bien calé, on se retrouve vite à improviser “au centimètre près”. C’est donc le bon moment pour finaliser votre organisation de l’année : rotation des légumes, choix des variétés, place des semis en cours et des plantations qui arrivent. Ce n’est pas forcément évident, mais ça devient beaucoup plus fluide avec le système de planification inversée imaginé par Nicolas Larzillière.
Travaux d’entretien au potager en avril
Avant d’enchaîner les semis et les plantations, l’idée est simple : préparer le terrain, surveiller ce qui est déjà en place, et sécuriser les cultures si des gelées tardives traînent encore dans le coin.
Avant de semer et planter, préparez le sol et les planches :
- Si votre terre n’est pas encore suffisamment vivante (grâce à une couverture permanente), ameublissez-la à la Grelinette ou à la Campagnole pour préparer les semis et plantations à venir.
- Incorporez du compost mûr.
- Binez et sarclez les cultures en place (sur planches non paillées).
Entretenez les cultures en place ;
- Éclaircissez les semis de carottes effectués en mars.
- Aérez les châssis et la serre.
Anticipez les gelées tardives :
- Par beau temps, commencez à acclimater vos premiers plants aux conditions extérieures.
- Protégez les légumes gélifs avec un voile d’hivernage en cas de gelée annoncée.
Que semer en pépinière en avril ?
Voici quelques semis pouvant être faits en pépinière au mois d’avril.
En couche chaude ou en serre (éventuellement derrière une fenêtre bien éclairée), semez :

- cardon
- céleri-rave
- céleri-branche
- chicorées frisées et scaroles
- concombres
- courges
- melon
- scorsonère
- tomates
- persil
En pépinière extérieure ou sous serre, vous pouvez semer :
- asperges
- choux verts d’été et d’automne
- choux kale
- choux-fleurs
- choux de Bruxelles
- laitues
- poireau
Que semer en avril au potager ?
En avril, vous pouvez semer directement en place de nombreuses cultures, à condition que le sol soit ressuyé et suffisamment réchauffé.

- arroche
- blettes
- betteraves
- carottes
- chicorées sauvages
- ciboulette
- coriandre
- épinards
- fèves
- haricots (abri)
- laitues à couper
- maïs
- navet
- panais
- persil
- pissenlit
- pois
- radis
- raifort
- salsifis
- scorsonère
Que planter en avril au potager ?
En avril, les plantations s’accélèrent. La règle de base reste la même : on plante d’autant plus facilement que le sol est ressuyé et qu’on peut protéger en cas de gelée tardive.

Voici ce qu’il est possible de planter en avril au potager :
- artichauts
- choux verts
- ciboulette
- estragon
- laitues
- poireau d’été
- pommes de terre
- thym
- griffes d’asperges
Vous pouvez également planter, plutôt sous serre ou au moins en prévoyant une protection contre le gel (pas forcément nécessaire dans les régions où il ne gèle pas à cette période de l’année) :
- aubergines
- patates douces
- poivrons et piments
- tomates
Petit récapitulatif des semis et plantations possibles au potager au mois d’avril
| Ce que vous pouvez faire en avril | Exemples (selon votre climat) | À surveiller |
|---|---|---|
| Semis sous abri (serre, couche chaude, fenêtre lumineuse) | tomates, concombres, courges, melon, céleris, cardon, persil… | température, aération, arrosages réguliers |
| Semis en place | carottes, betteraves, épinards, fèves, pois, radis, navets… | sol ressuyé, protection si froid, arrosage fin |
| Plantations | pommes de terre, laitues, artichaut, poireau d’été…; sous abri : tomates, poivrons, aubergines… | gelées tardives, acclimatation progressive, paillage |
Les récoltes en avril
Au mois d’avril, les récoltes sont encore peu nombreuses au potager. Mais on a souvent quelques “fin de stock” à sortir avant qu’ils ne montent en fleurs.
Si des carottes d’hiver, des poireaux, de la mâche, des salades d’hiver, des choux pommés ou des choux-fleurs sont encore présents, ne tardez pas à les récolter.
Dans les régions douces, vous avez peut-être réalisé des semis très précoces (à l’abri ou sur couches chaudes) de salades, de carottes courtes ou de radis. Les premières récoltes peuvent alors commencer.
Le mois d’avril marque également le début des récoltes d’asperges.
Il est aussi possible de récolter de l’ail en tige (aillet), parfait pour parfumer une omelette. Personnellement, j’utilise pour cela des repousses de bulbes oubliés en terre l’année précédente.
Un suivi efficace pour s’améliorer d’année en annéeAvril met le potager en mouvement pour de bon : on plante, on surveille, on ajuste. Et c’est justement le bon moment pour noter ce que vous faites, pendant que c’est encore frais.
Avec le Cahier de Jardin de Nicolas Larzillière, vous avez des fiches prêtes à remplir pour noter vos dates de semis, plantation et récolte, vos interventions, et garder un suivi net des semis en godets (germination, repiquage). Vous pouvez aussi y consigner votre plan du potager, la planification des semis/plantations, votre agenda (pluviométrie, arrosages), votre inventaire de semences, vos achats/budget, et les événements météo (première et dernière gelée, canicules, tempêtes…).
Et surtout, vous tracez ce qui fait la différence : amendements, traitements naturels, maladies/ravageurs (et le résultat), puis les quantités récoltées et vos conserves, pour voir clair sur ce qui a fonctionné… et sur ce qui vous a fait perdre du temps.
Les travaux au verger au mois d’avril
En avril, le verger a surtout besoin de deux choses : un sol nourri (sans excès) et une prévention régulière, simple, au bon moment.
Nourrir le sol au pied des fruitiers
Épandez du compost mûr au pied de vos arbres et arbustes fruitiers.
Protéger les fruits et limiter les dégâts
Installez des épouvantails si vous avez régulièrement des dégâts d’oiseaux sur les fruits ou sur certaines zones du verger.
Prévenir maladies et ravageurs avec des préparations naturelles
Quelques traitements préventifs avec des préparations naturelles à base de plantes peuvent être utiles :
- Pulvérisez une décoction de prêle en préventif contre les maladies cryptogamiques (monilia, cloque, tavelure…).
- Pulvérisez une infusion de tanaisie sur les pruniers (après floraison) en préventif contre l’hoplocampe.
- Pulvérisez une décoction de tanaisie ou une décoction d’absinthe sur les pommiers et poiriers, pour éloigner les carpocapses (dont les premiers vols ont lieu en avril).
Vous pouvez également appliquer de la glu arboricole sur les troncs de fruitiers (jamais sur des branches horizontales… des oiseaux pourraient s’y engluer) afin d’empêcher les fourmis de grimper et d’élever des pucerons dans vos arbres fruitiers.
Planter au verger : les derniers créneaux

Plantez éventuellement les derniers petits fruits.
Il est aussi encore possible de planter des arbres fruitiers… Mais si les chaleurs ou la sécheresse arrivent rapidement, la reprise sera délicate. Dans ce cas, mieux vaut attendre la fin de l’automne prochain.
Si vous décidez quand même de planter des petits fruits ou des arbres, choisissez des plants en mottes plutôt qu’en racines nues (la reprise en serait encore plus délicate).
Les travaux au jardin d’ornement en avril
Au jardin d’ornement aussi, avril donne envie de tout planter d’un coup. Le seul “mais” : les gelées tardives. Si votre région y est encore sujette, privilégiez les plantations en mottes, gardez un voile à portée de main… et évitez de planter juste avant un coup de chaud.
Arbres, arbustes et haies : possible, mais plus risqué
Comme pour les fruitiers, les plantations d’arbres et d’arbustes (pensez au seringat), que ce soit en haie ou en isolé, sont possibles, mais plus risquées à cette époque.
Si les chaleurs ou la sécheresse arrivent vite chez vous, la reprise peut être délicate : arrosage suivi et paillage sont alors vos meilleurs alliés.
Pelouse : semer plutôt à l’automne, entretenir au printemps
Mieux vaut semer une pelouse à l’automne (elle a ainsi tout l’hiver et le printemps pour s’implanter avant l’été) qu’au printemps.
Scarifiez la pelouse si de la mousse s’y développe.
Semis de fleurs annuelles

Semez des fleurs annuelles (à l’abri si des gelées sont encore à craindre chez vous) :
- canna
- capucine
- cosmos
- gaillarde
- ipomées
- œillets d’Inde
- zinnias
Plantation de vivaces
Vous pouvez planter des vivaces :

- ancolies
- anémones
- campanules
- euphorbes
- géraniums vivaces
- lavatères
- lupins
- marguerites
- pensées
- primevères
- renoncules
- valérianes
- violettes
Plantation de bulbes d’été
Vous pouvez planter des bulbes :
- agapanthes
- arums
- crocosmias
- dahlias
- glaïeuls
- lys
Attention aux gelées tardives : si elles sont encore possibles, attendez une fenêtre douce ou prévoyez une protection.
Pour finir : avancer sans se presser
En avril, le jardin avance vite. Le bon rythme, c’est souvent celui qui vous laisse le temps d’observer : un semis, une plantation, un paillage… puis un tour du jardin pour vérifier que tout démarre bien.
Et si vous avez envie d’un fil conducteur simple pour garder un potager cohérent au naturel pendant toute la saison (sol, organisation des cultures, bons gestes au bon moment, erreurs classiques à éviter quand tout s’accélère), vous pouvez jeter un œil à mon livre Mon Potager au Naturel. C’est typiquement le genre de compagnon utile… justement au moment où le printemps met le turbo.
Et vous, qu’avez-vous déjà semé ou planté en avril chez vous ? Dites-le en commentaire : votre retour aidera d’autres jardiniers et jardinières à se caler sur leur climat.
FAQ : semer et planter en avril
Comment savoir si le sol est prêt pour semer dehors en avril ?
Le meilleur test est très simple : prenez une poignée de terre. Si elle forme une boule collante qui se compacte, c’est trop humide. Si elle s’émiette facilement, le sol est ressuyé. Ensuite, pensez “température” : tant que la terre reste froide, les semis stagnent. Un petit thermomètre de sol est utile : autour de 8–10 °C, beaucoup de semis de printemps démarrent ; autour de 12 °C et plus, les cultures frileuses deviennent plus fiables.
Quels semis “ratent” le plus souvent en avril, et comment les sécuriser ?
Les échecs viennent surtout du froid (sol trop frais), des excès d’eau, ou des limaces. Les plus sensibles sont souvent haricots, maïs, basilic et, plus largement, les cultures qui aiment la chaleur. Pour sécuriser : semez en deux fois à une semaine d’intervalle, choisissez un emplacement plus abrité (plein sud, mur, haie), et réchauffez le sol quelques jours avant (voile, tunnel, bâche sombre retirée au semis).
Comment réchauffer le sol sans retourner toute la planche ?
Le plus efficace est de jouer sur la couverture : vous pouvez écarter temporairement un paillage épais sur la zone à semer (le temps qu’elle se réchauffe), puis remettre une protection légère après la levée. Les tunnels, cloches et voiles créent aussi un microclimat. Et si vous utilisez une bâche, gardez-la quelques jours puis retirez-la juste avant de semer, pour ne pas étouffer la vie du sol inutilement.
Comment arroser les semis d’avril sans former une croûte en surface ?
Arrosez finement, comme une pluie, et évitez les gros apports d’un coup. Si votre sol “croûte” facilement, une astuce est de recouvrir les lignes de semis d’une fine couche de compost tamisé ou de terreau (juste ce qu’il faut). Sur les jeunes plantules, un léger paillage très fin (tonte bien sèche, paille hachée) peut aider à garder l’humidité sans étouffer.
Comment protéger les jeunes plants des limaces au printemps ?
Avril est souvent le mois des limaces “en forme olympique”. Combinez plusieurs approches : arrosage plutôt le matin (sol moins humide la nuit), refuges à retirer (planches) pour ramassage régulier, barrières physiques (collerettes, laine de mouton, cendres sèches renouvelées), et accueil des auxiliaires (abris à carabes, haies, zones sauvages). Une protection type cloche peut aussi sauver des repiquages fragiles les premières nuits.
Que faire si vos semis lèvent mal en avril ?
Avant de ressemer, cherchez la cause : profondeur de semis trop importante, sol tassé, graines trop anciennes, coup de froid, dégâts de limaces ou croûte de battance. Grattez très légèrement en surface entre les rangs, humidifiez finement, et laissez quelques jours si la météo se radoucit. Si vous ressemez, faites-le “plus large et moins dense”, et conservez une petite zone témoin sous protection pour comparer.
Comment s’organiser pour étaler les récoltes dès avril, sans se surcharger ?
Le levier le plus rentable est de semer en petites quantités, mais plus souvent. Par exemple, une ligne de radis, une ligne de salade, puis la même chose une semaine après. Côté plantations, gardez un peu de place pour remplacer au fur et à mesure les cultures de fin d’hiver. Cette méthode évite les “pics” ingérables et donne un potager plus régulier (et plus motivant, ce qui n’est pas un détail).
Au verger, quels gestes simples en avril favorisent la fructification sans multiplier les traitements ?
Misez d’abord sur l’observation et la pollinisation : évitez les interventions qui perturbent les insectes en pleine floraison, gardez des fleurs sauvages à proximité, et assurez un sol vivant (paillage, compost raisonnable). Surveillez pucerons et fourmis tôt : intervenir rapidement (jet d’eau, brossage, bandes engluées sur le tronc si nécessaire) est souvent plus efficace que “rattraper” plus tard.
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a quelle distance 2 plantes non compatible comme pommes de terre et tomates doivent elles se tenir merci de votre réponse christine
Disons que les plants ne doivent pas être en contact lorsqu’ils sont développés.
Je pourrais donc vous répondre qu’un mètre est une distance suffisante pour votre exemple (tomates et pommes de terre). Mais le mieux est de ne pas faire voisiner 2 cultures peu compatibles… et pour se faire, outre une distance raisonnable, on intercale une autre culture entre les 2.
Merci pour tous vos conseils avril ? peut on planter les dipladenias en région parisienne
Cdt
Bonjour Jacqueline,
A ma connaissance, c’est une plante tropicale craignant les gelées… Je pense donc préférable d’attendre le mois de mai pour planter des dipladenias.
Cordialement,
Gilles
Bonjour je me suis aperçu au bêchage qu’il y avait p,en de trous et des galeries , que faire ?
Bonjour et Merci pour toutes vos Conseils et Explications. Y a-t-il un intérêt ou une cohérence à cultiver des légumes des tropiques sur un Sol Vivant du climat tempéré (là où il n y a pas de termites ni la faune et pédofaune originelle tropicale) ?
Cordialement. Julien
Bonjour Julien,
ça peut en tout cas se tenter… surtout avec les bouleversements climatiques en cours.
Cordialement,
Gilles
Oui effectivement merci mais ma question se voulait plus dans le sens de : ces plantes tropicales ne sont elles pas néfastes pour la vie spécifique du sol et de la faune de notre climat tempéré ? On peut le constater avec les “vivaces invasives exotiques” ou les animaux exotiques comme le frelon asiatique…Cordialement. Julien
Je ne pense pas… En fait, je ne vois à priori pas de raison qui ferait que ces plantes deviendraient invasives, en tout cas pour les plantes annuelles (la question est peut-être plus complexe pour des vivaces) ; et encore moins néfastes pour la vie du sol (elles s’adapteront ou pas… c’est tout) et la faune (qui disposera au pire d’une espèce supplémentaire pour son alimentation). Et c’est oublier qu’une grande partie des plantes potagères que nous cultivons aujourd’hui ont été importées d’autres régions du monde (c’est le cas notamment de toutes les solanacées, originaires des Amériques)… et ce sont adaptées sans que cela pose de problèmes environnementaux… Les choses évoluent…
Mais aussi avec les Maladies tropicales comme le mildiou dont les spores se retrouvent au niveau du sol..et que notre Sol et faune doivent “digérer” et composer avec…
Merci d avoir pris le temps de me répondre. Bonne continuation.
Merci pour tous vos précieux conseils. A propos de l’entretion des arbres fruitiers, vous préconisez le purin de prêle… pourquoi pas, mais il n’est pas facile de trouver de la prêle près de chez soi. Bien sûr, il est probable que l’on puisse en trouver dans le commerce.
Par contre, je ne vois plus de commentaires sur le blanc arboricole, comme cela se pratiquait beaucoup. Je continue cette pratique pour l’avoir toujours vue faire, mais je voudrais savoir si cette absence de ” considération ” pour ce produit est lié à un aspect négatif qui serait associé à cette pratique ?
Merci de votre conseil,
Bonjour Michel,
Je parle du blanc arboricole dans les mois pendant lesquels il est recommandé d’appliquer ce produit (novembre à janvier si je ne m’abuse).
Il ne s’agit donc pas d’un manque de considération, ni d’aspects négatifs, mais tout simplement d’une question de période.
Bonjour Gilles bonjour à tous. Je suis un adepte du compost,mais voilà l an dernier le fumier de cheval avec lequel je le fabrique est arrivé fin Décembre,ce qui me laisse très peu de temps pour fabriquer un bon compost. Comme j ai l habitude d épandre cette matière fin Avril,les résultats seront ils tout aussi bons avec un compost demi mûr et comment utiliser celui ci ?
Merci pour votre retour.
Bon week-end à tous.
Bonjour Bernard,
Voyez la partie “Comment utiliser le compost” dans l’article consacré au compostage.
Pour ce qui concerne les “résultats”, vous verrez… Mais faire une généralisation sur ce genre de chose n’aurait pas de sens; car, comme vous le verrez sur l’article que je vous ai mis en lien, certains légumes apprécient le compost demi-mûr, d’autres non… et ça dépendra aussi de plein d’autres paramètres (votre sol, la météo qu’il fera, l’état de décomposition réel du compost…).
Bon week-end,
Gilles
Bonjour Gilles et bonjour à tous,
Quel plaisir de voir venir le Printemps 😊
Merci pour le supplément sur le jardin d’ornement, c’est un vrai plus car je suis convaincue que bon et beau vont tellement bien ensemble😊
J’habite la haute Savoie , les températures se sont réchauffées mais comme d’hab, les Saints de Glace au mois de mai restent la grande interrogation pour les jardiniers de la région….Mon potager est encore couvert de feuilles mortes , il est meuble. Si je comprends bien : pas de travail à la Grelinette, je ne cherche pas à enfouir non? Le potager va recevoir mes tomates (semées il y a 1 semaine à l’intérieur de la maison), courgettes, haricots, et selon mon inspiration du moment 😅.
Je vais également installer pour la première fois dans le potager un grillage en cuivre pour repousser les amies limaces, y’a du boulot avant de semer ! Et je crois que ça sera là ma dernière chance de protéger mes jeunes pousses. Depuis 2 ans, je suis envahies de baveuses : j’ai des oiseaux, des hérissons, des crapauds (quand les chats sont loin), je leur mets des épluchures ci et là …et rien : ces demoiselles reviennent à mes 3 pieds . Mon potager est petit donc quand elles sont passées par là, c’est tout mon boulot qui disparaît !
Je dois donc préparer mon sol au mieux et savoir si je dois enlever ou pas, la couche de feuilles mortes (qui apportent de la chaleur/ombre à ces demoiselles aussi je suppose😉).
Merci !
Bonjour Alexandra,
Je ne peux répondre de façon catégorique à cette problématique…
Car, avec le temps, comme l’explique Hervé Coves dans la vidéo figurant sur l’article concernant les limaces, l’enrichissement du sol en matières carbonées aura pour conséquence le développement de champignons, des organismes qui jouent, comme les limaces, un rôle de digestion des matières organiques. Et finalement, les champignons suppléent les limaces (qui n’ont plus d’intérêt à proliférer…).
Mais, cela peut demander beaucoup de temps avant que cela ne soit le cas… Et, dans une situation où les limaces sont encore très présentes, si l’on veut espérer récolter quelque chose, il est alors en effet préférable d’écarter provisoirement le paillage (qui constitue bien un refuge très apprécié des limaces) et de ne le remettre que lorsque les plants sont déjà bien développés et moins appétents pour les mollusques.
Je ne peux vous dire mieux… A vous de décider.
Cordialement,
Gilles
Tout ces informations sont intéressantes, mais dans le centre de la Belgique , c’est un peu tôt pour la plupart des travaux décrits. Il faut attendre au moins mi avril.
Merci pour tout vos conseils.
Marnix
Bonjour Gilles , très satisfait de la formation sur la consoude .Je connais un peu mieux cette plante qui ne peut être qu’un plus pour mon jardin . J’ai planté des boutures de chez B-Actif et elles sortent déjà . Je vais pouvoir faire mon purin moi même , j’en utilisais déjà mais que j’achetais en jardinerie . Cette saison je vais arroser mes tomates à votre façon , une fois tous les 10 à 15 jours .Quand vous arrosez vos tomates utilisez vous à chaque fois du purin de consoude . Cordialement
Bonjour Jean-Claude,
Merci pour votre commentaire.
Non, je n’arrose pas systématiquement les tomates, ni aucune autre culture, avec du purin de consoude. Je fais, à partir de la floraison, 3 ou 4 arrosages à 10-15 jours d’écart (ce que je précise d’ailleurs dans le document PDF du module 4 de la formation, avec un ordre d’idée de quantités).
Je vous rappelle également qu’il y a une page spécifique pour les échanges concernant la formation sur la consoude.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles, c’est juste pour une question: j’ai l’occasion de récupérer environ 1 m3 d’aiguilles de pin séchées…est-ce une bonne idée de l’intégrer au compost ou de l’épandre ?
Et plus globalement, le BRF de résineux est-il souhaitable notamment pour une possible acidité?
Merci pour tout ce que vous faites !
JM
Bonjour Jean-Marie,
Mieux vaut à mon sens éviter d’intégrer des aiguilles de pin au compost.
Après, ça dépend de votre sol : s’il est calcaire, les aiguilles de pins peuvent être utilisées en paillage, notamment pour des cultures appréciant l’acidité, comme les fraisiers par exemple. Idem pour le BRF de résineux, qu’il est possible de mélanger, à raison de 20% max, avec des essences de feuillus (voyez ici l’article : https://www.un-jardin-bio.com/enrichir-sa-terre-avec-le-brf/).
Cordialement,
Gilles
Merci Gilles pour cette réponse précise (et rapide !) bonne journée, JM.
Bonjour Gilles et merci tout d’abord pour le travail énorme et de qualité que vous produisez. J’habite le Var vert et notre terrain et jardin sont principalement de la terre rouge, caillouteuse ,terre d’oliviers,vigne et figuier! Donc constituer un potager et jardin relève du défi mais avec de la ténacité et beaucoup de tour de reins, on parvient à planter et récolter cet hiver ,choux romanesco,poireaux ! Pour l’été le manque d’eau va me faire revoir à la baisse mes envies de culture, l’été dernier tomates,poivrons ,courgettes…la cata tout grille où est malade 😱 donc je cogite sur mes plantations futures, me renseigne sur les légumes moins gourmands…. je ne baisse pas les bras, on s’adaptera vu la situation actuelle!
Voilà, un grand merci encore ,vous lire m’apprends beaucoup
Cdt Gigi
Bonjour! Je suis une lectrice assidue de votre blog: merci pour l’accompagnement mensuel riche de conseils! J’ai une question concernant la consoude: j’ai preparé un purin de consoude il y a un an. Il m’en reste quelques litres, est ce que je peux l’utiliser pour cette saison?
Merci pour votre retour. Bonne journée!
Bonjour Cathy,
Oui, vous pouvez l’utiliser, mais plutôt en arrosage au pied des plants (je pense qu’il vaut mieux éviter une pulvérisation sur le feuillage avec un vieux purin). Sachez également qu’il sera moins riche en éléments nutritifs qu’un purin plus récent.
Bon dimanche,
Gilles
Merci!
Bonjour Gilles.
Très sympa ce petit supplément pour le jardin d’ornement, le régal se fait aussi par les yeux.Vous parlez de température pour les semis et j’y suis attentif dans le nord-est et j’ai trouvé quelques indications mais cela reste très succin , existe-t -il une correspondance détaillé pour chaque légume, une fourchette de °C pour semer ? Et (j’en profite je crois être le premier à déposer un commentaire) après une bonne taille d’arbustes et fruitiers j’ai un tas de brf mais “on” m’a dit que ça pouvait provoquer une faim d’azote ? Verdict ?
Bonjour Pascal,
Je présente un tableau avec les températures de germination (minimales, maximales et optimales pour tous les légumes dans la formation “Les semis directs au potager“.
Pour le BRF, oui, cela peut créer une faim d’azote. Cette question est développée notamment ici : https://www.un-jardin-bio.com/faim-azote/
Merci pour cette réponse documentée et rapide.
Bonsoir : ) On m’a donné des graines de rhubarbe. Pouvez-vous me dire comment je les utilise ?
Magnifique boulot que ces conseils et réponses. C’est un vrai travail passion. Michel
bonjour, j’ai semé des engrais verts sur une partie du jardin , et je pense les enfouir car je vais prochainement semer des betteraves , mon problème c’est qu’enfouir à la grenillette c’est physiquement dur , j’ai été obligé de revenir à la fourche . y a t-il une autre solution ? ai je loupé quelque chose dans le recours aux engrais verts ? merci
Bonsoir Gilles – merci pour tous vos conseils. Confinement oblige, je ne peux pas jardiner dans mon potager (jardins ouvriers) et je n’ai pas encore mis mes bulbilles d’oignons en terre ni mes pommes de terre (monalisa) dont les germes atteignent plus d’1 cm. Comment les faire “patienter” ou conserver ? – merci d’avance
Bonjour Joëlle,
Pour les pommes de terre, il y a la possibilité de les égermer… mais ça risque d’être un peu tard pour les planter lorsque l’on sortira du confinement.
Quant aux oignons, à part les planter dans des caissettes, je ne vois pas de solution (et là il sera de toute façon vraiment tard pour planter en pleine terre lorsque ce sera possible.
Bon courage !
Gilles
Bonjour gilles que peut ton mettre pour le vert du poireau
Bonjour Serge,
Je recommande de laisser sécher les plants de poireaux pendant 48 h (à mi-ombre). La mouche du poireau aura plus de mal à pondre sur les plants ainsi endurcis.
Sinon l’association avec les carottes perturbe l’odorat de la mouche; mais ce n’est pas toujours suffisant… La pose d’un filet anti-insectes en période de vol de la mouche (c’est à dire de la plantation jusqu’au mois d’octobre…) est alors la seule solution naturelle efficace pour protéger les poireaux du ver.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Serge et Gilles ,
Après bien des cultures ravagées par les mouches de toutes sortes ( tant d’efforts de ma part pour rien !!!), j’ai fini par acheter des filets anti-insectes dont je recouvre aussi mon jeune cerisier et , depuis, je ne fais plus que de cette façon ! : fini la corvée de produits de traitements ou autres ” astuces” .
Un filet ( de qualité professionnelle a durée illimitée, trouvé sur Le B.. c…) et bien posé donne une tranquillité incomparable !
Bonjour Gilles,
Merci de vos conseils.
N’ayant pas de jardin, mais seulement un balcon, je ne suis pas abonnée à votre site, mais je lis vos messages. Vous faites un superbe travail. J’ai besoin d’un conseil. J’ai un très beau camélia couvert de boutons mais qui piquent de la tête, ne s’ouvrent pas et tombent. Quelle est la cause et y a-t-il un remède?
Merci de votre réponse.
Bien à vous
Jacqueline
Bonjour Jacqueline,
Merci pour vos compliments !
Il peut y avoir de multiples raisons à ce type de problème : un manque d’eau, un coup de froid (gel), une carence (en phosphore ou potasse peut-être), un volume de terreau insuffisant (un rempotage devrait alors être envisagé) ou tout simplement la fin de vie d’une plante (même les vivaces ne sont pas éternelles…).
Ne disposant d’aucune information à ce propos, il m’est impossible de me prononcer sur la cause, et par conséquent de vous recommander un “remède” (sachant d’ailleurs que je privilégie toujours la recherche de la cause pour agir définitivement à ce niveau plutôt que par utilisations répétées d’un “remède”).
Mais bon, je ne suis pas spécialiste des fleurs ornementales, et encore moins des cultures sur balcon (mais j’ai justement invité Valérie à rédiger un article sur le sujet il y a 2 semaines : https://www.un-jardin-bio.com/balcon-jardin-ecolo/). Je vous suggère de vous rendre sur son site (lien dans l’article cité) et de lui poser la question.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
Il me reste du purin d’ortie de l’été dernier, puis-je m’en servir pour arroser les semis de carottes, persil et salade que je viens de faire? Merci
Bonjour Colette,
Mieux vaut éviter… on ne sait pas ce qui peut se développer dans un vieux purin.
Cordialement,
Gilles